Crise énergétique : "Aujourd'hui continuer à produire coûte plus cher que d'arrêter de produire", selon le PDG de Duralex

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Le PDG de Duralex, José-Luis Llacuna, a pris la décision de mettre les fours en veille face à la flambée des prix de l'énergie. La facture représentait quasiment la moitié du chiffre d'affaires. 

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Radio France
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José Luis Llacuna, PDG de Duralex, était l'invité de franceinfo, le 7 novembre 2022.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

La société Duralex a décidé de mettre ses fours en veille pour cinq mois. Fabriquer du verre trempé à ce niveau de prix du gaz et de l'électricité est devenu trop cher. "Fabriquer du verre, c'est chauffer à 1 500 degrés, déclare Jose-Luis Llacuna. Nous sommes effectivement une société énergivore qui cherche l'efficience et la transition. Mais pour l'instant nous consommons effectivement beaucoup d'énergie."

Les 250 salariés de Duralex ont été placés au chômage partiel. "On est passé pour un même volume de production de 3 millions d'euros à une facture de 13 millions", justifie le PDG de Duralex. "Ce qui représente 45% du chiffre d'affaires donc autant dire que c'est un équilibre économique compliqué à trouver en ce moment." 

Des prix multipliés par vingt 

Pourquoi ne pas avoir renégocier le contrat ? "Quand je me suis en marche pour acheter l'énergie en milieu d'année passée, l'énergie avait doublée, explique-t-il. En bon, père de famille je me suis dit que j'allais attendre"."Ensuite, elle a été multipliée par dix, douze, quinze, vingt. Donc ça a été une spirale", poursuit Jose-Luis Llacuna. "Mais j'ai acheté l'énergie pour ce printemps. Donc aujourd'hui je peux confirmer, sauf débâcle majeure, qu'on pourra reprendre l'activité industrielle sans rentrer dans une aberration financière", assure le patron de Duralex.

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