Acier et climat : ArcelorMittal embauche 350 salariés en France, pour "être en phase avec les accords de Paris"

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Le géant de la sidérurgie lance une vague de recrutement dans les Hauts-de-France. Pour Eric Niedziela, président d'ArcelorMittal en France, la décarbonation est la priorité.

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Eric Niedziela, président d'ArcelorMittal en France, le 12 mai 2022 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

ArcelorMittal va recruter 350 salariés et 180 alternants cette année en France. Le géant de la sidérurgie veut étoffer ses effectifs dans ses usines des Hauts-de-France, notamment à Dunkerque, où il possède la plus grande usine d'acier d'Europe. Invité éco de franceinfo jeudi 12 mai, Eric Niedziela, président d'ArcelorMittal en France, explique qu'il cherche des salariés "qui ont envie de contribuer au changement environnemental et à la transformation industrielle", que le groupe veut mener "pour être en phase avec les accords de Paris."

Pour le secteur, le défi climatique est immense. Dans le monde, la production d'acier pèse 7% des émissions de gaz à effet de serre. En France, les sites d'ArcelorMittal à Dunkerque et à Fos-sur-Mer représentent, eux, un quart des émissions de CO2 de l'industrie hexagonale, hors énergie. Pour réduire massivement cette pollution, le sidérurgiste a annoncé récemment un investissement d'1,7 milliard dans le pays : "On veut se positionner dans un horizon 2030 avec plus de 40% des émissions de carbone en France qui seront stoppées", affirme Eric Niedziela. Pour cela, il compte beaucoup sur l'hydrogène pour remplacer le charbon, même si, explique-t-il, "on passera transitoirement par l'utilisation du gaz naturel pour se décarboner."

L'énergie est un vrai sujet. On parle de de ne pas être dépendant de quelqu'un d'autre pour produire l'acier en France et en Europe. Mais l'indépendance passe aussi par l'indépendance énergétique.  

Eric Niedziela, président d'ArcelorMittal

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Pour faire sa transition, le groupe aussi sur le soutien de l'Etat. Il attend pour cela un accord de la Commission européenne : "On ne l'a pas aujourd'hui. On attend avant l'été une réponse favorable. On n'envisage pas une réponse négative ni une remise en cause alors qu'on apporte des projets qui aident à décarboner profondément" l'industrie française.

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