Cet article date de plus de dix ans.

Petite hausse du Smic et retour de Sarkozy

A quelques jours de Noël, le pouvoir d'achat des Français est au coeur des débats, notamment avec l'augmentation minimal du Smic. Une augmentation de 1.1%, pas plus, qui correspond à 12 euros net par mois. Est ce que va changer la vie des salariés concernés ?
Article rédigé par Yannick Falt
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Franceinfo (Franceinfo)

Le
ministre du travail Michel Sapin répond à la question sur iTélé : "Pour vous cela ne changera pas beaucoup mais pour un
smicard cela change un peu. Evidemment pas suffisamment parce que quand on a
un smic on veut que les choses avancent plus vite, mais cette année il va y avoir
un gain de pouvoir d'achat non négligeable, 0,6% d'inflation et 1,1% d'augmentation
du smic. C'est 0,5% d'augmentation du pouvoir d'achat.
"

Une augmentation toute relative que regrette Benoit Hamon, le
ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire et de la
consommation, sur RMC-BFM TV :

"Je préfèrerais que l'on soit dans une situation
économique qui nous permette de donner un vrai coup de pouce, mais je sais
aussi que dans la situation économique actuelle nous n'avons pas d'autres choix.
"

Une augmentation a minima donc du salaire minimum avec
laquelle le président de l'UMP Jean-François Copé est d'accord à quelques
nuances près évidemment.

"Cela n'est pas expliqué. Je comprends pourquoi le gouvernement
ne dit pas pourquoi il n'augmente pas le smic, c'est parce que sa politique ne
marche pas. Dans le même temps, si les salaires sont si bas c'est parce que les
charges sociales sont très élevées, les impôts très élevés. Il faut une baisse
massive des charges sociales et que cela se retrouve dans les salaires.
"

Le retour de Nicolas Sarkozy

Jean-François Copé a depuis plusieurs semaines maintenant au-dessus
de lui l'ombre d'un certain Nicolas Sarkozy. Et ce retour, sans le dire de
l'ancien président sur le devant de la scène, tout en le faisant bien savoir
quand même, c'est un peu pesant. Mais Jean-François Copé préfère botter en
touche.

"Il y a un décalage entre ce dont on parle, le retour
ou pas le retour de Nicolas Sarkozy, et le fait que les Français savent très
bien que 2017 c'est dans très longtemps et que nous que subir trois ans et demi
de hausses d'impôts, d'augmentation de la délinquance et de recul de la République
c'est un vrai cauchemar. C'est pour cela que je leur dis qu'avant 2017, il y a
2014 et qu'il ne faut pas se tromper. S'ils veulent marquer leur désaccord il
faut voter pour le grand parti d'opposition qu'est l'UMP.
"

Les municipales

On commence à sentir que les municipales approchent. Nous
sommes à moins de cent jours maintenant du scrutin et les politiques invités ce
matin ne l'ont pas oublié et pour certains la campagne a commencé.

C'est parfois à couteaux tirés comme à Marseille. Jean-Claude
Gaudin le maire sortant UMP et le nouveau candidat s'en est pris, sur France Info,
au gouvernement qu'il accuse de tout faire pour le faire tomber
. Il s'insurge
aussi contre la nomination hier de Michel Vauzelle, le président du conseil
régional de PACA, à la tête d'EuroMéditerranée, un établissement public d'aménagement
urbain.

"Tout l'appareil de l'Etat est mis au service du
candidat du gouvernement à Marseille. Toutes les semaines des ministres défilent,
on fait des promesses pour dans 15 ans, pour dans 20 ans. Je n'ai jamais vu
faire cela ni par un gouvernement de droite, ni de gauche. Là, ce qui s'est
passé hier est scandaleux.
"

La ville de Marseille veut déposer un recours devant le
tribunal administratif contre cette nomination.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.