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Otages : Fillon recommande à Hollande le silence

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Changement de doctrine française à propos des prises d'otages : selon le quotidien "Le Monde", l'Elysée refuse désormais de payer les rançons. C'est ce qu'assure dans une interview l'épouse d'un des Français enlevés au Cameroun, qui évoque une rencontre avec le chef de l'Etat sur le sujet à la mi-janvier. "Je pense que moins on parle, plus on a de chances de préserver la vie des otages", a jugé mardi matin François Fillon.
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Radio France
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C'est suffisamment rare pour être souligné : sur la question
des otages comme sur l'ensemble de son action en Afrique de l'Ouest, François
Hollande reçoit le soutien plein et entier d'un responsable de l'opposition.
Celui de Jean-Louis Borloo, le président de l'UDI, invité ce mardi matin de BFM TV
: "Globalement, sur l'ensemble des décisions prises depuis deux mois, le président a fait ce qu'il devait faire. J'approuve sans aucune réserve, la
France fait le job
".

Point de vue diamétralement opposé de François Fillon : sur
RTL, l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy demande de "tout faire "
pour libérer la famille enlevée au Cameroun, et enjoint l'actuel président à ne
se fermer aucune porte. Ne pas payer de rançon ? "On est d'accord sur le
principe, ça a d'ailleurs toujours été la ligne de conduite du gouvernement
français. Mais je pense qu'il est inutile de l'affirmer comme l'a fait le président
de la République.  Il doit se garder des
possibilités d'agir. Je pense que moins on parle, plus on a de chances de
préserver la vie des otages, et ça vaut pour le Président de la République
aussi
".

Contre la division par deux des allocations familiales

François Fillon est par ailleurs très opposé à la proposition
du rapporteur du Budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée Gérard Bapt, qui
suggère de diviser par deux les allocations familiales des ménages aisés :
"C'est une drôle de méthode qui consiste à donner d'une main et à
reprendre de l'autre, et cela va à l'encontre de l'esprit de la politique
familiale française
".

Un point de vue largement partagé à droite. Toutefois, pour
le député-maire de Nice Christian Estrosi, invité de LCI, c'est "une piste
qui mérite d'être ouverte à un moment où nous connaissons de grandes
difficultés dans le pays. Nous devons veiller à ce que ce soit ceux qui en ont
le plus besoin qui en héritent
".

Egalement dans l'actualité, la semaine de 4 jours et demi

Elle sera mise en place en 2014 à Lille, mais dès la rentrée 2013 à Paris.
Confirmation de Bertrand Delanoé lundi soir sur France Info. Le maire de la
capitale, qui se défend de jouer les bons élèves de la majorité, ce matin sur I
Télé : "Je vous jure que je ne suis motivé que par les 137 000 enfants
parisiens. Et si j'accompagne positivement une réforme juste du gouvernement,
tant mieux. Mais ça n'est pas ma motivation principale
."

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