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Manifestations du 1er mai et lancement de la campagne des européennes

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C'était un 1er mai en demi-teinte pour les syndicats parce qu'ils n'étaient qu'entre 100.000 et 200.000 à manifester jeudi dans toute la France. Dans le viseur de ces manifestants en colère : le pacte de responsabilité. Selon eux, c'est juste de l'austérité.
Article rédigé par
Radio France
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Un terme qui énerve le ministre du Travail, François
Rebsamen, qui était sur iTélé ce matin : "Ce n'est pas l'austérité.
L'austérité, c'est la baisse des salaires!"
Il rappelle à l'occasion
que "Chaque fonctionnaire a une garantie individuelle de pouvoir
d'achat"
. Cela s'appelle la GIPA et cette garantie est soumise à
conditions et revue chaque année.

Il était à la manif du 1er mai hier à Paris, il est
socialiste et il vient de fonder un nouveau parti : Pierre Larrouturou,
économiste encarté au PS a fondé la "Nouvelle donne", un parti qui
présente ses candidats aux européennes. Et dans sa besace, il a des solutions
pour éviter ce qu'il appelle, lui aussi, l'austérité. Pour éviter les
licenciements, il s'inspire d'une recette qui fait ses preuves au Canada : "Une
entreprise qui a 20% de salariés en trop, garde tous les salariés. Elle baisse
le temps de travail de 20%. Elle baisse les salaires. Et il y a un deuxième
chèque qui arrive de l'Unedic et de l'Etat. Les gens gardent 95% de leurs
revenus. Si l'on avait fait la même chose depuis 5 ans, on aurait un million de
chômeurs en moins."

Lui, s'il avait été député, cet écolo aurait peut-être voté
le pacte de responsabilité : Jean-Vincent Placé se prononce pour les économies
et les allégements de charge. Son groupe a majoritairement voté contre, mais le
chef de file des sénateurs EELV est un peu à part, même s'il est déçu par François
Hollande : "Je suis dans la majorité. Je suis dans un soutien sans participation!"

Marine Le Pen a lancé sa campagne pour les européennes hier
à Paris. La patronne du FN a exhorté ses troupes à voter le 25 mai prochain : "Ne
me décevez pas... allez voter !" 
est la phrase qu'on
retient de ce meeting. L'abstention est l'ennemi numéro 1 du FN qui pourrait
arriver en tête des européennes d'après plusieurs sondages. Encore faut-il que
ses sympathisants se mobilisent. Mais il y en a un qui compte bien faire
barrage au FN, c'est le président de "Debout la République ".
Nicolas Dupont-Aignan prédit un tremblement politique dans tous les pays de
l'Union lors de ce scrutin : "vous voulez enfermer le patriotisme dans
le Front national".

A l'opposé du FN et de Debout la République, la centriste
Marielle de Sarnez est l'une des rares qui fasse campagne sur les aspects
positifs de l'Europe. La vice-présidente du Modem était sur LCI tout à l'heure
: "Rien n'est jamais de notre faute à nous français. On a des
boucs-émissaires. C'est une façon de ne pas régler les difficultés françaises"
.

 

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