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Les Verts, leur ultimatum et la conférence environnementale

Les écologistes attendent des gestes de la part du gouvernement, et l'ultimatum s'achève ce vendredi midi. Les Verts sont fébriles, ils ont été très déçus d'apprendre qu'il n'y aurait pas de taxe diesel et que la loi sur la transition énergétique était reportée. Ils ont même menacé de ne pas voter le budget et donc de quitter le gouvernement.

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Le patron d'EELV a carrément lancé un ultimatum à François
Hollande pour qu'il fasse des annonces aujourd'hui. Le gouvernement a déjà
lancé un crédit d'impôt pour la rénovation thermique des logements. François
Hollande devrait en dire plus sur la contribution climat énergie.

A voir, dit Pascal Durand. Pour l'instant, le compte n'y est
pas déclare le patron d'EELV sur Europe 1.

"Le crédit d'impôt existe déjà c'est le crédit d'impôt
développement durable, il va l'améliorer c'est très bien, mais cela ne suffit
pas. Les enjeux posés à la France sont majeurs, on ne peut pas régler cela
juste avec un crédit d'impôt. Sur les 10 ans ou 15 ans qui viennent, il faut
que l'on finance les transitions dans ce pays. Il faut que l'on soit au
rendez-vous.
"

Le rendez-vous sera raté, quid de l'ultimatum ? Pascal
Durand ne dit pas s'il démissionnera ou non ...

José Bové le soutient. Ce matin sur RMC, l'eurodéputé d'EELV
a annoncé qu'il ne viendrait pas à la conférence parce qu'il soutient
l'ultimatum du patron d'EELV. Dans le camp des radicaux, il y a aussi Noel Mamère,
le député maire de Bègles n'est pas convaincu par ce qu'à annoncé le gouvernement,
et du coup il annonce, sur RTL, qu'il ne votera pas le budget.

"A l'heure où je vous parle, je ne voterai pas le
budget. C'est un acte fort. On est dans un malentendu et dans l'équivoque
politique depuis le début. On ne peut pas signer un accord avec les socialistes
et les écologistes à la veille des élections législatives, jurer la main sur le
cœur que l'on sera le pays de l'excellence environnementale et continuer à
financer des niches fiscales qui détruisent l'environnement. Je pense que les
ministres écologistes, même s'ils sont utiles là où ils travaillent, doivent se
demander à quoi ils servent.
"

Pas de démission prévue

En clair, il faut qu'ils démissionnent vu le peu de
résultats qu'ils obtiennent. Ce qu'ils n'ont pas du tout l'intention de faire,
en tout cas pas Cécile Duflot. La ministre du Logement l'a dit clairement, elle
inscrit son travail au gouvernement "dans la durée".

Ce sont des ambitieux, lance la secrétaire générale déléguée
de l'UMP Valérie Pécresse : "On a compris que les Verts étaient là
plus par ambition que par conviction et qu'ils avaient remisé leur fièvre
écologique. Depuis que Mme Batho a quitté le gouvernement, on a compris qu'à
gauche celle qui défendait vraiment l'environnement c'était Delphine Batho.
Elle devrait peut-être créer un parti écologique.
"

L'avis de Delphine Batho

Celle qui n'est plus ministre, mais simple député socialiste
a toujours un avis à donner sur l'écologie. Pour Delphine Batho, écologie
ne doit pas rimer avec impôt supplémentaire pour les ménages et c'est d'après
elle ce qui se prépare.

"Je ne suis pas d'accord pour qu'il y ait une
fiscalité écologique qui soit un nouveau prélèvement sur les ménages pour
financer le crédit d'impôt compétitivité. Ce n'est pas une qualité écologique. Une
clarification est absolument nécessaire.
"

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