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Les conséquences du premier tour des municipales

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Deux conséquences du premier tour des élections municipales reviennent dans toutes les interviews : Quelle attitude avoir avec le Front national ? Que doit faire François Hollande ?
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Radio France
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Un président tétanisé, piégé par un résultat calamiteux et qui a annulé une conférence de presse. C'est l'opinion résumée de Christian Jacob. Invité de France Inter, le président des députés UMP reproche au chef de l'Etat de se terrer à l'Elysée, sans rien dire.

"Il s'enferme dans un silence assourdissant. C'est un président de la République qui ne prend pas en compte ce qui vient de se passer. Il y a combien de temps qu'il a parlé. L'avant-dernière c'était en octobre pour parler de l'affaire Leonarda et la dernière c'était au moment des vœux, où il s'est rendu compte le 1er janvier que finalement il y avait trop d'impôts en France, alors qu'il venait de demander à se majorité de voter 50 milliards d'impôts supplémentaires. "

François Hollande doit-il dire quelque chose ? Non, répond le ministre Michel Sapin sur RTL : "On ne tire pas des enseignements d'une élection municipales au lendemain d'un premier tour. "

François Hollande n'a rien dit et il n'est pas question de changer quoi que ce soit et notamment de politique. Pour le ministre, Stéphane le Foll, "rien en politique n'est affaire de zigzag, tout est affaire de cohérence. Même si on a une cohérence, on doit être capable d'écouter et d'adapter. "

Vers un remaniement ?

Les rumeurs ou les souhaits de remaniement sont repartis de plus belle. Alors faut-il changer de Premier ministre ou tous les ministres ? Réponse alambiquée de l'écologiste José Bové sur RFI.  

"Ce n'est peut-être pas la question des hommes qui est posée, mais plutôt de la politique et qu'elle aille vers l'amélioration de la vie quotidienne. Le problème c'est que c'est difficile avec les mêmes personnes de changer de politique. Forcément si on dit on change cette politique-là on change les personnes qui vont avec. "

Quelle attitude avoir avec le Front national ?


Le PS et le FN c'est la même chose. Ces propos de Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP, font encore réagir et notamment Aurélie Filipetti sur iTélé.

"Il fait partie de cette branche de l'UMP qui est depuis longtemps totalement perméable au FN et qui n'attend qu'une chose, c'est de pouvoir faire des alliances plus ou moins officielles avec le Front national. Donc, ses propos ne sont pas étonnants. J'attendrai qu'il y ait une clarification de gens comme Alain Juppé qui se sont positionnés de manière beaucoup plus claire et républicaine. "

L'UDI appelle au Front républicain. Sa vice-présidente Rama Yade était l'invitée de France Info.  "Plus personne n'ose rien dire parce qu'ils ont tous peur. Moi je n'ai pas peur du Front national et je n'ai pas peur de dire que c'est un parti radical. Je ne dis pas qu'il faut l'interdire. Il est légal, mais ce qui est légal ne signifie pas forcément républicain. Je ne veux pas assumer la responsabilité de faire élire des candidats Front national dans des dizaines de villes en France. Il faut savoir ce que l'on veut. "

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