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Le débat sur l'euthanasie relancé

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Les conclusions du débat citoyen organisé par le comité national d'éthique sont attendues ce lundi. Le comité a déjà tranché cet été contre la légalisation de l'euthanasie et l'assistance au suicide, mais la question d'une loi se pose toujours.
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Radio France
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Un texte pourquoi pas, mais il faut d'abord faire le bilan
des lois votées chez nos voisins européens déclare la socialiste Ségolène Royal
sur iTélé.

"La bonne solution pour éviter les polémiques serait
de faire le bilan dans les pays qui ont une législation plus avancée que la
notre dans ces sujets, voir quelles ont été les difficultés. Il faut s'arrêter
au moment où il y a des risques d'abus de faiblesse sur les personnes âgées, où
il y a des problèmes d'héritage. C'est un juste équilibre qu'il faut trouver et
les progrès de la médecine doivent permettre de faciliter cette possibilité de
mourir dans la dignité.
"

Attention aux lois trop générales prévient la présidente de
la région Poitou-Charentes. Il faudrait aussi s'appuyer sur les comités
d'éthique dans les hôpitaux, dit-elle afin que les décisions soient
collégiales.

Une loi, la patronne des écologistes est pour. L'euthanasie,
les écologistes y sont favorables depuis longtemps comme le confirme Emmanuelle
Cosse, la nouvelle secrétaire nationale d'Europe-Ecologie les Verts, invitée ce
matin de France Info.

"Nos parlementaires doivent arrêter d'être dans des
débats très théoriques et répondre à cette demande sociale qui est très forte
et donner des réponses juridiques. Jusqu'au suicide assisté puisque cela existe.
Va-t-on continuer à être dans l'hypocrisie, à laisser des proches dépendants du
choix du malade et isolés ou est-ce que l'on donne un cadre général pour que
cette fin de vie se passe mieux ?
"

Pas une voix de droite sur ce sujet sensible. La droite a pourtant
signé le dernier texte sur la question, la loi Leonetti sur la fin de vie en
2005.

Faut-il aller aux JO d'hiver de Sotchi en Russie ?

Non, a répondu hier le ministre des Affaires étrangères. Ni
Laurent Fabius, ni François Hollande ne se rendra à la cérémonie d'ouverture.
Une position justifiée par Jean-Christophe Cambadelis, chargé des questions
internationales au Parti socialiste.

"Je crois que le président de la République et le ministre des Affaires
étrangères ont de longue date indiqué qu'ils ne s'y rendraient pas et que les
Russes sont au courant. Il y a un certain nombre de raisons et je vois le fait
qu'il y a eu des tensions entre la France et la Russie.
"

La Russie est dans le collimateur des ONG : répression
de l'homosexualité, atteintes aux droits de l'homme ou à la liberté de la
presse, les sujets ne manquent pas. Mais le vice-président de l'UMP Brice
Hortefeux regrette, sur Europe 1, l'absence
annoncée des plus hautes autorités françaises.

"C'est une mauvaise décision parce que quand les athlètes
français se rendent ainsi à une compétition c'est l'honneur de la France de les
accompagner et de les soutenir. Cela n'empêche en rien de défendre nos valeurs
et il est indispensable, dans l'intérêt de la France et des Français, de
renouer profondément le dialogue avec la Russie et ses autorités.
"

Rappelons que Nicolas Sarkozy ne s'est pas rendu aux
derniers JO d'hiver à Vancouver. Il avait assisté en revanche à la cérémonie
d'ouverture des JO d'été à Pékin en 2008, tout comme François Hollande à
Londres en 2012. La récente jurisprudence veut donc que les présidents se
déplacent pour les jeux d'été, pas pour les jeux d'hiver.

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