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La nouvelle charge anti-Hollande de Jean-Luc Mélenchon

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Le chômage en hausse, les exigences de Bruxelles, tout cela offre au leader du Front de gauche une nouvelle occasion de cogner sur le chef de l'Etat. La France est soumise à Bruxelles estime Mélenchon.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Ce que réclame l'UE, des réformes et encore des réformes, provoque l'austérité et la souffrance des peuples poursuit le pourfendeur des pédalos socialistes. Tout cela c'est la faute de Hollande qui fait même pire que Sarkozy.

"François Hollande ment quand il dit que
Bruxelles n'a pas à lui dire ce qu'il doit faire. C'est faux. C'est lui qui a
signé le traité de Lisbonne et pour le traité budgétaire il était président de
la République. Il avait annoncé qu'il renégocierait, mais il n'a rien négocié.
La Commission européenne dit à la France ce qu'elle doit faire grâce à François
Hollande. Après quoi, il prend la posture : on ne me dira pas ce que j'ai
à faire. Mais si mon bonhomme.
"

Ce week-end, le Front de gauche organise une cinquantaine de
manifestations partout en France, des répliques du mouvement du 5 mai dernier. Mélenchon
sera à Toulouse ce samedi.

Bruxelles : un constat partagé

En tout cas, son constat sur Bruxelles, il peut le partager
avec un de ses anciens camarades du PS, Claude Bartolone. Le président de
l'Assemblée Nationale très remonté contre la commission au micro de RMC : "Ils
n'ont pas à intervenir sur les décisions qui sont choisies par les Français. Cela
veut dire que les élections législatives ne servent à rien, les élections
présidentielles ne servent à rien, vous n'avez plus à choisir entre Hollande et
Sarkozy. La Commission est là pour vous dire ce qu'est le chemin. Non.
"

La hausse du chômage

La France compte 3.264.400 demandeurs d'emploi et cela ne
devrait pas s'améliorer dans les mois à venir. L'opposition appelle François
Hollande à changer de politique économique. Le gouvernement, pour sa part, mise
sur les emplois d'avenir et les contrats de génération pour réaliser la
promesse du Président, l'inversion de la courbe d'ici la fin de l'année.

Le ministre du Travail Michel Sapin y croit dur comme fer
sur Europe 1 : "Nous ne sommes pas des prévisions, dans des
invocations, à la messe à faire des prières. Nous sommes dans l'action et nous
avons lancé des programmes, des projets politiques qui ne peuvent porter leurs
fruits que progressivement. Mais elles sont lancées.
"

La primaire UMP à Paris

Le vote a commencé il y a une heure dans un climat de suspicion,
d'accusations de fraude. La candidate PS Anne Hidalgo regarde ça l'air détaché. "On verra si c'est bon pour moi ou pas. Je pense que le spectacle que
donne aujourd'hui l'UMP Paris dans sa primaire n'est pas un bon spectacle pour
la démocratie dans son ensemble. D'abord parce que ce scrutin est entaché de suspicions.
La droite parisienne n'en a pas terminé avec ses vieux démons. Ce qui m'intéresse
c'est de servir Paris, pas de me servir de Paris.
"

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