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François Hollande sombre dans l'impopularité

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François Hollande devient impopulaire. C'est ce que montrent trois récents sondages. Le chef de l'Etat doit monter au front selon ses amis et soutiens.
Article rédigé par
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Ils n'ont qu'un mot à la bouche : le cap. François Hollande
tient le cap. Dans le brouillard, certes, mais il tient fermement la barre du
bateau France.

Les clichés maritimes ont la vie dure en politique.

C'est exactement les mêmes expressions qu'utilisait l'UMP
quand Nicolas Sarkozy était confronté à la crise.

Pour redonner confiance, pour rassurer, l'opinion sur ses
choix économiques et sociaux, alors que le pays est au bord de la récession, François
Hollande prépare plusieurs initiatives.

D'abord, France Info vous le révélait vendredi, il va
quadriller la France avec des déplacements de 48 heures. Il inaugurera cette méthode à Dijon les 12 et 13 mars.

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, qui n'est pas le
dernier à enfiler les perles marines, s'en félicite : "Il faut écouter pour être entendu et je sais que c'est l'état d'esprit dans lequel est le président de la République. Nous sommes au milieu de la tempête et le capitaine au milieu de tempête ne se préoccupe que d'une chose, tenir le cap et faire en sorte que la bateau passe la vague. "

Les élèments de langage ont été bien distribués ce
week-end...

Chaque personnalité du PS semble avoir reçu sa petite
fiche, avec le mot-clé : le cap.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls sur RTL : "La situation est très difficile pour les Français, il y a beaucoup d'inquiétudes en même temps. Je suis convaincu que le cap est clair, tout faire pour l'emploi, tout faire pour la compétitivité, désendetter le pays avec une grande volonté de dialogue social. "

A la fin du mois, François Hollande va s'exprimer à la télévision, mais la forme de cette intervention n'est pas encore définie.

Son ami, le sénateur André Vallini,
interrogé par Europe 1, souligne qu'il y a un vrai besoin d'explication et de pédagogie.

"Les Français demandent des comptes au président, il faut donc qu'il vienne à nouveau expliquer quelle est sa politique, quel est le cap, celui du redressement. On ne va pas changer de politique. "

La priorité du chef de l'Etat : l'emploi. Il a promis d'inverser la courbe du chômage fin 2013. Un cap difficilement tenable, selon la plupart des économistes. Ségolène Royal manie avec brio la langue de bois pour ne pas
dire publiquement qu'elle ne croit pas à cette promesse. "Je crois qu'il n'y a aucune raison de renoncer au volontarisme économique. La France est capable de saisir ses chances, on peut toujours l'espérer ce retournement de conjoncture". Des propos recueillis par France Inter.

A ce sujet, et vous êtes priés de ne pas rire, le ministre
du Travail, Michel Sapin affirme qu'il ne s'agit pas d'une promesse mais d'une
volonté et d'un objectif, "que nous atteindrons " assure-t-il.

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