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Affaire Tapie : la prudence de sioux des politiques

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L'affaire Bernard Tapie-Crédit Lyonnais-Adidas agite une fois de plus la classe politique après les gardes à vue de son avocat et d'un des trois juges chargés d'arbitrer le litige.
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Radio France
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François Hollande assure que "l'Etat défendra toujours
ses intérêts"
sans préciser cela dit s'il s'était porté partie
civile comme l'affirme Le Canard Enchaîné . L'ancien PDG du Crédit
Lyonnais, Jean Peyrelevade, sur Europe 1, pense que Tapie doit beaucoup à
Nicolas Sarkozy : "J'espère une fois de plus, en tant que citoyen,
que l'arbitrage sera annulé tellement il a été grossièrement manipulé. Je
pense que Christine Lagarde a transmis des instructions venant de Nicolas
Sarkozy lui-même.
"

Un renvoi d'ascenseur ?

Le député centriste, Hervé Morin, sur LCI, se demande, lui,
où se situe un éventuel renvoi d'ascenseur : "Si il y avait l'idée d'une
entente quelconque qui serait les remerciements pour service rendu. Quel
service rendu ? Bernard Tapie a soutenu Nicolas Sarkozy mais cela ne
mérite pas cela.
"

Hervé Morin explique que Jean-Louis Borloo, qui fut
l'avocat de Tapie dans les années 90, n'est ni de près ni de loin concerné par
cette affaire.

Quant à François Fillon, Premier ministre quand l'arbitrage a
été rendu, il fait preuve d'une prudence de sioux : "Bien sûr qu'il
faut défendre les intérêts de l'Etat. C'est dans cet esprit que nous avions
décidé de recourir à la procédure de l'arbitrage, parce que je rappelle que l'Etat
avait perdu tous les procès depuis des années et des années. Pour le reste, la
justice est maintenant saisie sur cette affaire qu'elle fasse son travail je
lui fais confiance.
"

Présidence de l'UMP : pas de nouveau vote

François Fillon qui, par ailleurs, souhaite ardemment qu'il
n'y ait pas un nouveau vote pour la présidence même si : "Une
élection interne c'est toujours l'occasion de divisions donc il y a beaucoup de
scepticisme chez les militants dans ce domaine. Sur le plan moral, il faudrait
une nouvelle élection parce qu'elle ne s'est pas bien passée. Mais en même
temps, chacun doit être réaliste et penser à l'avenir de sa famille, au message
que l'on défend.
"

Anne Hidalgo en campagne

Anne Hidalgo s'est lancée dans les municipales à
Paris avec le soutien du maire actuel, Bertrand Delanoë qui n'a rien perdu de
ses coups de griffe à l'heure du départ. Le dernier en date, c'est sur RTL. Il
est pour Bernadette Chirac qui estime, au Figaro , que Paris a
besoin de changement et c'est Nathalie Kosciusko-Morizet dit-elle. Pour le
maire PS de la capitale, madame Chirac se conjugue au passé : "Je
pense qu'elle représente une autre époque de Paris et je pense que les
Parisiens ont envie de renouvellement et pas d'une rupture avec ce qu'ils ont
eux-mêmes construit avec le maire que j'ai été.
"

Un éventuel accord PS-FN ?

Cet accord permettrait de faire élire Marion Maréchal-Le Pen dans le Vaucluse. Une histoire révélée par L'Express . "C'est complètement farfelu, aucun élément
crédible, aucune collusion
", selon un haut responsable du PS que nous avons
joint au téléphone.

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