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Tim Jarvis sur les traces de l'expédition Shackleton

L'Australien, Tim Jarvis, va essayer de reproduire l'épopée du navigateur britannique Ernest Shackleton, un des pionniers du pôle sud pendant la Première Guerre mondiale.

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Tim Jarvis va traverser les mers du sud sur un petit canot de sauvetage. A partir de janvier 2013, il va parcourir 1.300 kilomètres, de l'ile de l'Eléphant, dans l'océan austral, à une autre île, la Géorgie du sud, qui est située dans l'Atlantique. D'abord sur son embarcation, puis à pied, il veut retrouver les conditions du voyage d'Ernest Shackleton entre 1914 et 1917.

L'expédition Shackleton reste une épopée

En 1911, le norvégien Roald Amundsen est le premier à atteindre le pôle sud. Trois ans après, le Britannique Shackleton se lance un défi : avec son équipe, il rêve de traverser l'Antarctique à pied, entre la mer de Weddel et la mer de Ross. A bord de sa goëlette, "L'Endurance", il s'enfonce dans les mers du sud. Mais rapidement, le bateau est pris dans les glaces. Shackleton doit quitter le navire. Avec les vingt-sept hommes qui l'accompagnent, il se réfugie sur l'ile de l'Elephant, une île montagneuse, pas du tout hospitalière.

Shackleton comprend que personne ne viendra les aider. Il décide donc de se mettre en route, avec cinq équipiers, pour aller chercher du secours. Il veut atteindre la Georgie du sud, car il sait qu'une station baleinière se trouve sur cette île. Il monte à bord d'un canot, le "James Caird", et il se lance, malgré la tempête.
Les hommes ont faim, froid, soif. Mais après deux semaines, ils accostent enfin en Georgie du sud. Pendant deux jours, ils marchent, et ils atteignent la station baleinière. Shackelton ne traine pas. Il organise une mission pour sauver l'équipage resté sur l'île de l'Elephant. Il y pose le pied, plus de quatre mois tout de même après l'avoir quittée.

C'est l'aventure à mains nues

C'était il y presque cent ans, mais cette expédition reste fascinante pour Tim Jarvis qui va essayer de la reproduire, lui aussi avec cinq équipiers.
Il a reconstitué le canot qui a permis le sauvetage : une embarcation de 6,85 mètres, dépourvue de quille ; elle chavire facilement. Jarvis va devoir éviter les icebergs, les baleines.
Pour naviguer, il utilisera des instruments sommaires. La seule vraie différence, c'est qu'un bateau moderne suivra Tim Jarvis. Il pourra le secourir en cas de danger. Les coéquipiers de l'Australien s'entraînent aussi à avancer dans des conditions extrêmes. En ce moment, ils testent leur équipement en France, dans les Alpes. Ils veulent apprendre à se sortir de crevasses sans matériel, sauf une petite corde.

Tim Jarvis a le goût du détail. En dévoilant l'expédition, ce week-end, il a porté un toast avec le même whisky que celui qui était à bord de la goëlette "L'Endurance".

La devise de Tim Jarvis : "Attends toi au pire, espère le meilleur ".

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