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Googoosha, fille de tyran et diva d'Ouzbekistan

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Ce n'est pas Rihanna, ni Shakira. C'est Googoosha. Elle vient d'Ouzbekistan. C'est la fille du président. Sur son album, elle pose de profil, les cheveux longs, les yeux mi-clos, dans une lumière douce et orangée. Sur la photo, elle semble triste. Pourtant, tout lui réussit.
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Radio France
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Dans son pays, Googoosha est déjà une star. Elle a quarante ans, et elle a tous les talents.
D'abord, elle a bâti une immense fortune. Ensuite, elle est diplomate - il y a peu de temps encore, elle exerçait comme ambassadrice en Espagne.  Elle est inspirée, également, capable de créer des bijoux, des produits de beauté, des vêtements et d'organiser des défilés.
Aujourd'hui, Googoosha innove. Elle sort un album de chansons. Elle se définit elle-même comme "poète" et "mezzo-soprano". Sur internet, l'artiste propose même un duo avec Julio Iglesias.

Vous vous demandez peut-être comment une seule femme peut briller dans des domaines aussi différents. C'est simple : Googoosha s'appelle en fait Gulnara Karimova. Elle est la fille du président. Islam Karimov dirige le pays depuis plus de vingt ans, sans pitié : les arrestations arbitraires, les tortures, le travail forcé sont courants en Ouzbekistan. La famille du président pille les richesses du pays. Gulnara Karimova est un symbole du régime. A Tachkent, certains habitants l'admirent sincèrement. Mais beaucoup la détestent, en silence. S'ils la critiquent, ils risquent gros.

Gulnara Karimova, alias Googoosha, essaie d'améliorer son image. Son album de chansons devait y contribuer. Mais pour l'instant c'est raté. A l'étranger, les commentaires sur sa voix sont cruels. Googoosha les prend de haut. Elle est fière d'elle. Elle croit en son destin, dans le sillage de son père, pourquoi pas, un jour, à la tête de l'Ouzbekistan.

Vous lirez plus de détails sur le site de Courrier international et sur celui du journal The Independant :

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