"J’observe la course à l’espace qui est en cours, mais ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est que les cerveaux et les esprits les mieux formés de notre temps se concentrent sur le fait de réparer cette planète, et pas de chercher un autre endroit où vivre." La petite phrase du duc de Cambridge a fait le tour du monde, reprise par tous les sites d’informations, dans tous les pays et toutes les langues. Pour l’héritier en second de la couronne d’Angleterre, Elon Musk, Jeff Bezos ou encore Richard Branson, tous ces entrepreneurs tournés vers la Lune, Mars et plus loin encore se trompent d’objectif car l’urgence est ici-bas.“We need some of the world’s greatest brains and minds fixed on trying to repair this planet”Prince William suggests entrepreneurs should focus on saving Earth rather than engaging in space tourismhttps://t.co/aui96ULZCe pic.twitter.com/QqnHFki0BO— BBC News (World) (@BBCWorld) October 14, 2021Il l’a dit jeudi soir, dans une interview d’une trentaine de minutes à la BBC pour parler d’environnement à deux semaines maintenant de l’ouverture de la COP 26, la 26e conférence sur le climat qui se tiendra à Glasgow en Écosse. Ce qu’il dit, c’est que "le temps des discours est dépassé, il faut agir", et que ceux qui ont de l’argent doivent l’investir pour financer la préservation du seul écosystème connu qui permet la vie : la Terre.Sur les réseaux sociaux, certains ont rétorqué qu’accuser c’est bien, mais qu’on peut se demander ce que lui fait de sa fortune ? Justement, ce week-end, il va remettre le premier Earthshot Prize, le prix des idées pour la Terre, financé par lui et la Royal Foundation."Je pense que l’urgence, c’est la positivité, parce que nous sommes tous écrasés par l’étendue de la tâche, donc il faut de l’espoir, il faut promouvoir des solutions, et c'est ce que va faire le Earthshot Prize."le prince William d'Angleterreà la BBCLes solutions les plus ingénieuses pour préserver l’environnement recevront une bourse d’un million de livres sterling (1,2 millions d’euros), exercice qu’il renouvellera chaque année, jusqu’en 2030. Quinze finalistes sont en lice pour le prix 2021, avec des projets pour créer par exemple des réserves marines, remplacer l’utilisation du charbon dans les foyers en Inde, ou transformer les déchets agricoles en ressource utile."If we're not careful, we're robbing from our children's future". Join Prince William for a special episode of #BBCNewscast on the #EarthshotPrize — search ‘Newscast’ on your favourite Podcast provider to listen pic.twitter.com/x9mjD3iGzr— #EarthshotLondon2021 Awards | Sunday 8pm BST (@EarthshotPrize) October 14, 2021Il donne l’exemple de son fils, George, 8 ans, dépité après son troisième jour de ramassage de déchets avec sa classe lorsqu’il a réalisé qu’il récoltait toujours le même type d’emballages. "Il m’a dit : pourquoi ça revient ? Pourquoi ça ne s’arrête pas ?" Et d’expliquer que les adultes devraient eux aussi se poser ces questions-là. "L’important, conclut William, c’est de déterminer ce que nous aimons, pour pouvoir protéger ce que nous aimons."