Neige : un photographe amateur "chasseur de flocons" vous les montre comme vous ne les aviez jamais vus

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Radio France
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Gros plans de flocons de neige photographiés par Jason Persoff. (JASONPERSOFF.COM)

Jason Persoff, la cinquantaine, habitant d’Aurora dans le Colorado (États-Unis), est chasseur de flocons. Dès qu’une tempête arrive, quand tout le monde rentre, lui se précipite dehors, appareil photo en main. Sur une table installée devant sa porte d’entrée, il saupoudre quelques flocons sur une chaussette noire, pour faire ressortir leurs motifs, et il les immortalise, en très gros plan. 

C'est ce qu’on appelle la macrophotographie et il le fait très vite, leur durée de vie étant extrêmement courte. Jason Persoff mitraille une quarantaine de fois chaque flocon et le résultat est saisissant, comme on peut le voir sur son site : chaque flocon ressemble à un bijou, à du cristal ciselé.

Chaque flocon développe six branches, douze parfois, mais c’est le seul point qu’ils ont en commun. Tout le reste est unique, chaque variation est unique et produit des merveilles de géométrie, de symétrie... De quoi nous rappeler que nous n’avons fait que mettre la nature en théorème sans rien inventer.

Les médias en raffolent

Ces photos à couper le souffle passionnent les médias américains. De Fox News au Washington Post, on explique comment se forment les flocons et où trouver les plus beaux car il y a des lieux où le taux d’humidité et la température donnent des chefs-d'œuvre. −15°C par exemple, c’est idéal : "Au-dessus, note un scientifique interrogé par le Washington Post, les flocons sont assez grossiers et sans intérêt." Le Colorado, lieu de résidence de Jason Persoff, est un endroit propice.

Jason Persoff n’est pas du tout photographe. Il est médecin au centre hospitalier universitaire de Denver et il confie que, face à la pandémie de Covid, la photo a été une véritable soupape de décompression, une thérapie. "Cela fait près de trois ans que mes collègues et moi, dit-il à la chaîne PBS, nous emmagasinons de grosses doses de stress, que nous sommes complètement en apnée or, pour tenir, il faut respirer, il faut trouver un moyen, après tous ces morts, d’admirer la vie. Et pour moi, regarder les flocons, c’est un moyen de se reconnecter à la nature, à son inventivité, à sa force de création." Jason Persoff ajoute que c’est une philosophie de vie : on peut regarder la neige en se désespérant des embouteillages mais aussi s’émerveiller de constater que chaque flocon est fragile, éphémère et, surtout, parfaitement unique.

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