Les cigarettes électroniques jetables trop souvent jetées dans la nature : une étudiante écossaise, Laura Young, veut les faire interdire

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Dans sa ville comme partout désormais, elle explique qu’elle retrouve de plus en plus de vapes, ou vapoteuses, usagées par terre, dans la nature. Des tubes qui contiennent des batteries électroniques qui devraient être recyclées. Cette étudiante en science de l’environnement propose donc d’en interdire la vente.

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Radio France
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Photo de Laura Young postée sur son compte Twitter. (CAPTURE D'ECRAN)

C’est un nouveau type de pollution : les vapes, les cigarettes électroniques jetables, précisément parce qu’elles sont jetables et dans leur grande majorité non recyclées. Laura Young, 26 ans, l’a constaté dans sa ville de Dundee, 150 000 habitants, en Écosse. Là-bas, comme à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, on trouve de plus en plus souvent dans les caniveaux ces tubes de couleurs qui ressemblent à des feutres, des cigarettes électroniques à usage unique. Or ces vapes ou vapoteuses contiennent des batteries, batteries qui ne sont évidemment pas biodégradables, mais faites de lithium, ce métal qui fait la une en ce moment, indispensable pour fabriquer les voitures électriques, les vélos, scooter, trottinettes électriques, ordinateurs, téléphone, écouteurs, enceintes, ou encore montres connectées.

"Le problème, explique Laura Young à la BBC, c’est que la plupart des gens qui achètent ces cigarettes électroniques jetables ne savent pas qu’il y a du lithium dedans, ils ne savent pas non plus qu’elles doivent être recyclées, ce que ne savent pas non plus les buralistes qui les vendent mais que les fabricants, eux, savent parfaitement bien." Simplement, rien ne les oblige à récupérer leurs produits une fois vides. C’est un peu comme les capsules de café en aluminium, l’aluminium se recycle très bien, à l’infini, simplement la majorité de ces capsules finissent dans la poubelle et très peu de consommateurs les rapportent sur leur lieu d’achat pour qu’elles soient recyclées par le fabricant.

Interdire les vapes jetables à l'instar des touillettes en plastique

Laura Young a donc décidé d’interpeller ces fabricants, pour les pousser à résoudre le problème qu’ils ont eux-mêmes créé, "parce qu’en 2022, dit-elle au Glasgow Times, on ne peut plus continuer à produire et consommer de cette façon, c’est irresponsable." À défaut de voir les fabricants agir, elle suggère donc que les vapes jetables soient interdites à la vente. Comme pour les touillettes en plastiques, les couverts jetables, les pailles, autant d’objets qui paraissent totalement inoffensifs à côté de ces tubes remplis de lithium que sont les vapes à usage unique.

Et Laura Young n’est pas la seule que cette problématique préoccupe. Son combat a attiré l’attention de la presse locale, puis de la BBC, et elle vient de rencontrer la députée de sa ville. Objectif : porter le sujet au parlement et proposer une loi dans les mois qui viennent.

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