Ellie Smart, la championne de plongeon de falaises qui veut sauver les océans de l’invasion plastique

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L’Américaine de 26 ans va participer aux Mondiaux de plongeon de falaises qui se tiennent le samedi 4 juin à Boston. Elle veut profiter de l’événement pour mettre en lumière le sujet de la pollution des océans, un fléau qu’elle combat depuis quatre ans avec son association.

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Radio France
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Ellie Smart, championne de plongeon de falaises, à Gwangju (Corée du sud). (JEON HEON-KYUN / EPA)

C’est une athlète hors norme, une spécialiste du saut de l’ange, non pas à partir de plongeoirs classiques mais de falaises, des rochers hauts de dizaines de mètres. A 26 ans, Eleanor "Ellie" Smart participera samedi aux Red Bull Cliff Diving World Series à Boston aux États-Unis, et elle a profité de l’événement pour accorder une longue interview à CNN et parler de ce qui la préoccupe réellement : le plastique. Toutes les formes de pollution plastique, bouteilles, sacs, mégots, gobelets, ou encore filets de pêche sur lesquels elle tombe de plus en plus à chaque saut de falaise.

Il y a quatre ans, en Grèce, elle s’est retrouvée avec un sac plastique enroulé autour des chevilles en entrant dans l’eau, sac qui l’a entravée dans sa remontée vers la surface. "Je suis ressortie de l'eau et ça m'a frappé, dit-elle à CNN, parce que je savais qu’il y avait un problème de pollution plastique mais je ne l’avais jamais expérimenté. Si vous ne voyez pas les choses par vous-même, il peut être très dur de s'impliquer, et de s’inquiéter."

Et Ellie Smart est inquiète. Lorsque le journaliste lui demande si elle n’a pas peur parfois de sauter au milieu des rochers, elle répond que ce qui lui fait peur, ce sont plutôt les 20 millions de tonnes de déchets déversées chaque année dans les océans, c’est l’état des fonds marins, et l’omniprésence de ces déchets partout où elle s’élance, de la Croatie à la Turquie en passant par le Costa Rica ou Bali.

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Pour réagir, elle a d’abord commencé par nettoyer elle-même, après chaque saut, à faire des ramassages. Et puis, elle a créé son association Clean Cliffs project, (falaises propres), qui organise des collectes sur les plages, mais aussi des ateliers de sensibilisation, pour donner les clés du problème à ceux qui veulent comprendre, expliquer notamment le cycle de la pollution, de l’achat à la poubelle, à la rivière, à la mer, aux poissons, à notre assiette.

"On ne peut rien faire si l’on ne sait pas. Pour nos premiers nettoyages de plages, on a reçu beaucoup de critiques disant ‘ça ne sert à rien, les déchets reviennent toujours’, et oui, c’est vrai, ils reviennent, mais dans ces actions-là, on met en lumière le plastique, on le montre, on incite le à regarder." Une démarche qui pour elle "permet de prendre conscience" et ensuite d’agir.

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