L'empire des séries. Thomas Lilti, le créateur et réalisateur de "Hippocrate" évoque le suspense des fins d'épisode

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Chaque jour cet été, on entre dans les coulisses des séries avec Laurent Valière. Jeudi 11 aout, le découpage par épisode de l’histoire et le fameux suspense en fin de chaque épisode. On en parle avec Thomas Lilti, le créateur et réalisateur de la série Hippocrate sur Canal + qui se déroule dans le monde de l’hopital.

Article rédigé par
Laurent Valière - franceinfo
Radio France
Publié
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La comédienne Louise Bourgoin dans la série "Hippocrate". (Denis Manin / 31 Juin Films / Canal+)

Pour donner envie aux spectateurs de regarder l’épisode suivant, il faut ménager des "cliffhangers", en français des suspenses. Thomas Lilti en maîtrise parfaitement le sens, lui qui a réalisé deux saisons de Hippocrate, cette série diffusée sur Canal+ qui se déroule dans le monde de l’hôpital.

Mais qu’est qui fait un bonne fin d’épisode ? "Ça a beaucoup évolué. Il y a quelques années, le cliffhanger, ça devait être spectaculaire. Il y avait un mort à la fin d'un épisode, on ne savait pas qui avait tué. Mais ça, aujourd'hui, l'écriture sérielle a beaucoup, beaucoup évolué. On est beaucoup plus sur des cliffhangers émotionnels, sur trois points de suspension en fait, et pas du tout des suspenses", déclare Thomas Lilti.

En fait, les fins d’épisodes, ce qu’on appelle en mauvais anglais les cliffhangers ont bien changé car le spectateurs s’est habitué à ne plus se faire avoir. "Il ne faut pas les prendre pour des bourrins, ils anticipent énormément de choses. Ce qui passait il y a 30 ans, avec notamment des cliffhangers extrêmement caricaturaux dans le suspense où on s'arrêtait sur le moment où il allait se passer quelque chose et on frustrait le spectateur en ne lui donnant pas ce qui se passe, en disant : 'regardez ça à l'épisode suivant',  le spectateur aujourd'hui n'en veut plus. Il y voit trop venir le truc. Il a trop l'impression qu'on se moque de lui," dit Thomas Lilti.  Alors il utilise dans un épisode d’une fin à suspense traditionnelle lorsqu’un épisode voit l’une des ses héroines faire un malaise dans sa voiture et dont on ne sait si elle est morte. Mais il priviégie ces fins émotionnelles.

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