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Sarkozy semble confirmer son retour avec son déplacement en Allemagne

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Nicolas Sarkozy continue d'assembler un à un les étages de la fusée qu'il devrait faire décoller pour 2017. Il y avait les cartes postales envoyées de France.  Haute-Savoie, Alpes-Maritimes, Charente depuis septembre, puis maintenant...
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Radio France
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Il y avait les conférences grassement rémunérées aux Etats-Unis, mais
aussi, au Brésil ou azu Qatar. Il y avait encore les remises de prix en Russie
ou en Israël accompagnées de rencontres avec Vladimir Poutine et Benyamin
Netanyahu. Il y avait enfin l'Europe déjà, avec la Grande-Bretagne. Il y a
donné trois conférences en en profitant là aussi pour s'afficher avec David
Cameron. Et il y a donc désormais l'Allemagne. Le coeur du moteur
européen.

 on notera dans le discours de Nicolas Sarkozy la formule pour nier tout retour en politique.
Je vous la répète, elle vaut le détour : "je n'ai aucune intention de mettre un
terme à la période de recul de toute activité politique que j'ai souhaitée
"...
Plutôt alambiqué. De quoi remettre au goût du jour une autre formule, celle de
Martine Aubry : "Quand c'est flou c'est qu'il y a un loup ".

Nicolas Sarkozy qui continue d'occuper l'espace médiatique donc et qui
fait aussi dans la diplomatie.

Tête à tête avec Angela Merkel après ses
rencontres avec Poutine-Cameron et Netanyahu. L'ancien chef de l'Etat soigne
sa stature internationale. Et n'hésite pas à livrer sa propre vision en matière
de politique étrangère. C'est ce qu'il a fait ce matin en vantant un
gouvernement économique européen et des compétences réduites pour l'union,
recentrées sur l'industrie, la recherche, l'énergie, l'agriculture et la
concurrence. Il a aussi évoqué le leadership franco-allemand au moment de la
crise bancaire. Comprenez son propre leadership. "Quand on en a peur, c'est
qu'on a peur de ses responsabilités
". Une critique à peine voilée de François
Hollande dont il n'a d'ailleurs jamais cité le nom. De quoi relancer l'idée
d'une diplomatie paralèlle qui déplait fortement au Ministre des Affaires
Etrangères. En juin dernier, Laurent Fabius lachait : "Monsieur Sarkozy peut
avoir des positions personnelles, mais qu'il les garde pour lui
"... De quoi
accentuer aussi l'irritation de certains à l'UMP qui n'hésitent plus à exprimer
leur lassitude sur cette stratégie des cartes postales.

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