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Pollution : surenchère à l'aveugle

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La droite est restée perplexe, mais pas très offensive sur la circulation alternée. La polémique porte plutot sur la meilleure façon de contrer les effets de la pollution à Paris. Les Verts tentent de prendre l'avantage sur les socialistes.
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Radio France
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Et cette polémique
ne pouvait pas mieux tomber pour eux. Ils ont
composé pas mal de listes autonomes aux municipales. Les Verts espèrent ainsi
augmenter leur poids aux cotés de leurs alliés de la majorité gouvernementale. Ce débat sur
les effets de la pollution tombe à pic également dans le cadre de ce
partenariat gouvernemental. Les écologistes
ont du mal à imposer la transition énergétique. Face à l'urgence
économique, en matière d'emploi, François Hollande donne le sentiment de ne pas
se précipiter pour donner de la consistance législative à cet engagement.

Les Verts
ont donc profité de cette occasion pour insister sur leur demande. Ils espèrent
même lier le vote de la transition énergétique à celui de la confiance au gouvernement,
qui doit valider le pacte de responsabilité le mois prochain.

Ils ont été entendus par Jean-Marc Ayrault, qui
a décidé de cette journée de circulation alternée.

Le Premier
ministre a fait le pari de la prise de risque. A une semaine
du premier tour, il a décidé de cette mesure dont la popularité n'est pas
assurée. En 1997, l'opération
avait réduit la pollution, mais au prix de gros embouteillages aux portes de
Paris. Aujourd'hui,
la circulation alternée s'est effectuée sans gros drames. Ce qui ne
veut pas dire que le gouvernement a réussi son pari, il est encore trop tôt
pour le dire, mais il peut espérer y parvenir.

L'opposition de droite est quand même assez
critique.

Elle n'est
pas très bavarde quand même. Faute de savoir la réaction des Franciliens. Le président
de l'UMP, Jean-François Copé s'interroge sur une mesure qui pourrait ne relever
que de la communication. La plus
offensive est Nathalie Kosciusko-Morizet, car elle porte à la fois la casquette
de l'UMP  mais aussi, celle d'ancienne
ministre de l'Environnement. Elle ne peut
se contenter de réfuter la mesure imposée par la gauche, elle doit aussi
défendre son action ministérielle.

Or sa rivale
Anne Hidalgo l'accuse d'avoir favorisé le Diesel. Sa petite
phrase agressive sur les verts parisiens permet cependant à Nathalie
Kosciusko-Morizet de détourner l'attention. Chacun se
veut le plus efficace en matière d'écologie, mais personne ne sait quelle sera
l'interprétation électorale des électeurs aux municipales. La surenchère
se fait à l'aveugle. 

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