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Nicolas Sarkozy, le retour de celui que la gauche adore détester

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La semaine prochaine devrait marquer la fin du long feuilleton du retour de Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l'Etat devrait annoncer son retour à la vie politique à la fin de la semaine prochaine. Pour le monde politique, c’est comme si c’était déjà fait.
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Radio France
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Le vrai retour, c’est déjà maintenant. Nicolas Sarkozy n’a pas encore parlé, que son retour est déjà commenté et critiqué. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, assure que l’UMP sera "prisonnière de l’éthique contestée de Nicolas Sarkozy". Il associe déjà Nicolas Sarkozy aux affaires, aux nombreuses procédures ouvertes contre lui, mais qui n’ont pas abouti. Jean-Marie le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, explique que Nicolas Sarkozy est "plus qu’anxiogène".  Il a beau ne pas être encore revenu, Nicolas Sarkozy est déjà bien présent dans les esprits à gauche.

L’UMP se range déjà derrière son ancien champion. Les ralliements s’officialisent, comme ceux de Jean-Pierre Raffarin  ou de Laurent Wauquiez. Nicolas Sarkozy sera dans un premier temps candidat à la présidence de l’UMP. Le vote aura lieu en novembre. Mais c’est déjà comme si l’ancien président de la République avait gagné. Ses visiteurs confient qu’à moins de 80%, il serait déçu.

Nicolas Sarkozy va se poser en recours de la droite

Le futur président de l’UMP réfléchit déjà à ce qu’il fera après cette élection. Il envisage de fusionner l’UMP et l’UDI, ce qui déplaît aux prétendants au poste de président de la formation centriste : Yves Jego, Hervé Morin  et Jean-Christophe Fromentin désapprouvent. Edouard Philippe, un proche d’Alain Juppé, expose déjà qu’il ne faut pas perdre de vue les primaires de 2017. Nicolas Sarkozy n’est toujours pas candidat, mais chacun établit son calendrier jusqu’en 2017 en fonction de ce qu’il pourrait dire la semaine prochaine.

Nicolas Sarkozy va se poser comme un recours au sein d’une droite qui n’a pas su se trouver un leader en son absence. Il se positionnera aussi comme un recours face à une gauche en grande difficulté.  Le président de la République atteint tous les records d’impopularité, la gauche est divisée sur la politique à suivre, mais finalement, Nicolas Sarkozy va peut-être apporter une petite consolation à gauche. Car Nicolas Sarkozy présente une grande qualité aux yeux de la gauche, il est le seul, l’unique, qui rassemble et fédère toute la gauche car toute la gauche adore détester Nicolas Sarkozy. 

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