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Hollande, à la recherche de la croissance perdue

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Le chômage toujours à la hausse, faute de croissance. François Hollande espère desserrer l'étau au plan européen.
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Radio France
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0.7% de croissance, c’est trop peu pour faire baisser le chômage. Le gouvernement croit aux mérites de sa politique pour créer des emplois, mais la croissance est telle que, dans le même temps, elle détruit des emplois.

Le pari de François Hollande, en 2012, tenait en 2 volets. Le pari sur un retour cyclique de la croissance, consolidée par une politique créatrice d’emplois, en France, mais aussi en Europe. Mais le président français s’est heurté à la fermeté d’Angela Merkel, qui tient à privilégier l’assainissement des comptes, plutôt que de dépenser pour la relance. .

La chancelière allemande a bien accepté de signer un « pacte de stabilité et de croissance », mais dans les faits, cet accord fait la part belle à la stabilité bien plus qu’à la croissance. Du coup, les marges de manœuvre en France, se sont réduites.

« La maitrise des déficits à dégénéré en austérité, et rien n’a été fait pour la croissance », juge aujourd'hui le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

François Hollande peut-il demander un assouplissement de la règle des 3% ?

Cela paraitrait logique, puisqu’il parait évident que la France ne parviendra pas à tenir ses promesses.

Et François Hollande plaide pour plus de souplesse dans l’application de cette règle, édictée à une époque qui ne connaissait pas la crise.

Mais la souplesse ne signifie pas une modification en bonne et due forme de cette loi des 3%.

Mais Paris ne peut pas tenir ce discours, sous l’œil vigilant de ses partenaires et des agences de notation.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, l’a redit aujourd'hui, il « n’est pas favorable » à une modification du calcul de ces 3%.

Officiellement, la France croit pouvoir tenir ses engagements, donc.

Officieusement, elle laisse l’Italie prendre l’initiative sur la question des déficits. La France, elle, préfère s’illustrer sur la question des investissements européens. Le pacte offre certaines possibilités qui n’ont pas été saisies jusqu’à présent.

Mais outre la convergence avec l’Italie, la France peut s’entendre avec l’Espagne et les Pays Bas, et les sociaux démocrates du gouvernement Merkel, comme le vice chancelier Sigmar Gabriel, ministre de l’économie.

Il se défend de vouloir attaquer le pacte de stabilité, mais il évoque un assouplissement de l’obligation du co- financement. Objectif : faciliter le financement d’investissements chers à François Hollande. Les discussions seront importantes ce week end, avant la prise de présidence italienne en juillet.

La France compte sur cette dynamique pour « endiguer » la progression du chômage » au second semestre. 

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