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Européennes : le PS se prépare à une seconde claque

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Deux mois après la claque des municipales, les socialistes se veulent lucides, et distinguent entre leurs ambitions en France et en Europe.
Article rédigé par
Radio France
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  (© Radio France Cyril Destracque)

Ils sont réalistes, deux mois ne suffisent pas pour remonter la pente dévalée lors des municipales. François Hollande et Manuel Valls en sont conscients. Ils ont pourtant convenu qu’il leur fallait s’investir dans cette campagne. François Hollande l’a fait sous la forme d’une tribune publiée dans Le Monde , Manuel Valls en participant à quatre meetings dont un en Catalogne.

L’un comme l’autre plaident pour une Europe différente, réorientée, grâce à une majorité social démocrate au Parlement. Parlement dont les pouvoirs sont accrus et qui va proposer son choix pour la présidence de la commission. D’où l’espoir européen des socialistes français. Ils pourraient être défaits en France, mais victorieux à Bruxelles.

Une campagne très marquée par le clivage droite/gauche au niveau européen

Cette ambition explique la forte présence de Martin Schultz en France durant cette campagne. La désignation de Martin Schultz, le candidat du Parti socialiste européen serait un atout précieux pour François Hollande, face à Angela Merkel. Car pour la première fois, cette campagne est très marquée par le clivage droite/gauche au niveau européen. L’affrontement entre le PPE d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy et le PSE est à son comble. L’ancien président français a d’ailleurs pris soin de faire parvenir sa tribune, publiée par Le Point ce jeudi, à la chancelière allemande en avant-première. Nicolas Sarkozy y dénonce implicitement le manque de leadership de François Hollande, et ses "dérives idéologiques".

La charge a permis à Manuel Valls de dénoncer le bilan "des conservateurs" en Europe. Les socialistes uniquement engagés sur l’enjeu européen, cela permet aussi d’éviter de parler de la situation en France… Le Premier ministre l’a dit. Les élections européennes ne modifieront pas sa politique. La nouvelle phase a été lancée après les municipales, pour dire aux Français que leur message a été entendu. Il n’est pas question d’y revenir aussi vite. Cela n’empêchera pas les électeurs de reformuler ce message dimanche, l’exécutif le craint, il s’y attend. Mais il espère pouvoir se consoler, voire reprendre espoir avec les résultats des socialistes sur le plan européen.

 

 

 

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