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Claude Guéant, l'ancien bras droit du président Sarkozy en garde à vue...

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Edouard Balladur, son ancien mentor peut-être bientôt sous le feu de la Cour de justice de la République. Ces proches de Nicolas Sarkozy font la une de l'actualité judiciaire. Le constat n'est pas sans conséquence politique. 
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Radio France
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Claude
Guéant, c'était l'éminence grise de l'Elysée. Un secrétaire
général de l'Elysée qui n'hésitait pas à
prendre publiquement la parole, en
coupant l'herbe sous le pied du Premier ministre. C'est en
pensant à lui que François Fillon se défendait d'être un simple collaborateur
du chef de l'Etat. Claude Guéant
était plus qu'un simple collaborateur à l'Elysée, certains le surnommaient le
vice Premier ministre, ou le vice président. Il fut
ensuite ministre de François Fillon, à l'Intérieur.

Aujourd'hui,
ce personnage puissant se retrouve entendu par des policiers, dans le cadre d'une
enquête préliminaire sur l'utilisation de sommes en liquide perçues quand il
était au cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur. L'association
est aisée : le plus proche
collaborateur de l'ancien président  Sarkozy
ne serait pas exemplaire.

Autre rapprochement avec Nicolas Sarkozy, Edouard
Balladur pourrait bien devoir s'expliquer devant la Cour de justice de la République...
 

Les juges
ont sollicité le Parquet pour savoir si le cas des anciens ministres dans le
dossier Karachi, relève de la compétence de la CJR. Les soupçons
pèsent sur le financement de la campagne d'Edouard Balladur, dont Nicolas
Sarkozy était le porte parole. Là encore,
le rapprochement coule de source, Nicolas Sarkozy serait touché par ces
soupçons. Seulement,
sur le plan judiciaire, il s'agit d'un amalgame, rien ne désigne nommément Nicolas
Sarkozy dans ce dossier.

Pourtant, la polémique politique est bien là.

La droite
accuse la main de la gauche au pouvoir, qui tirerait la manche de la justice
pour embarrasser Nicolas Sarkozy. La gauche
vante l'indépendance et la liberté de la justice. A Oran, Jean-Marc
Ayrault a refusé de commenter " chaque épisode du clan Sarkozy post-pouvoir ". Pour les
socialistes, la justice est libre car plus personne n'entrave son action.

S'agit-il d'affaires politiques dans ce cas ?

La polémique
est politique, ces affaires ne le sont pas. Si elles
aboutissent, elles relèveront plutôt du domaine financier. Ce qui ne
manquerait pas cependant, d'alimenter des disputes politiques. 

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