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Arnaud Montebourg se fait désirer

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Manuel Valls salue l’engagement et le travail du ministre de l’Economie. Les compliments du Premier ministre, sur France Inter, interviennent au moment où commençaient à courir des rumeurs sur son éventuel départ du gouvernement.
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Radio France
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Arnaud Montebourg est toujours là et bien là, dans l’équipe Valls. C’est lui qui a annoncé la conclusion du dossier Alstom. Les compliments du Premier ministre, vendredi matin sur France Inter, le rassureront, si besoin était. Le chef du gouvernement se dit  "fier " d’avoir dans son équipe "des personnalités qui comptent, qui ont du caractère, et qui ont aussi le sens du collectif et de l’intérêt général ".

Les rumeurs de démission seraient donc nulles et non avenues. Jeudi, Arnaud Montebourg lui-même a estimé qu’il se sentait bien à son poste. C’est à se demander pourquoi alors, le Nouvels Obs fait sa une cette semaine sur "La bombe Montebourg" ? Le ministre de l’Economie est également en première page du quotidien  Le Monde   qui s’interroge sur son éventuel "retrait tactique".

Le ministre frondeur serait-il en train de s’affadir ?

Le fait est que le positionnement politique du ministre de l’économie est compliqué. Au sein du PS, lors de la primaire de 2012, il a porté les aspirations de l’aile gauche du PS. Il a réuni 17 % des suffrages. Manuel Valls, en a recueilli moins de 6 %. Pourtant, aujourd'hui, Manuel Valls est à Matignon, et Arnaud Montebourg son ministre. Comme si Manuel Valls avait beaucoup mieux su faire fructifier son capital électoral. Le ministre frondeur serait-il en train de s’affadir ?

Ces rumeurs de départ semblent démontrer le contraire. Arnaud Montebourg serait toujours bouillonnant d’idées et de rêves, prêt à les clamer en dehors du gouvernement, faute de pouvoir les appliquer à l’intérieur. Est-ce la bonne stratégie ? Pas forcément. Ce n’est pas la première fois qu’Arnaud Montebourg menacerait de démissionner pour être entendu.

L’arme finit par s’user. Et puis, Arnaud Montebourg a été devancé par Cécile Duflot. L’ancienne ministre écolo  a déjà joué la partition du départ. S’il quittait le gouvernement, Arnaud Montebourg affaiblirait le pouvoir de gauche, sans en tirer forcément un bénéfice. Raison de plus pour laisser planer cette menace encore quels temps. Cela permet de rappeler le poids électoral d’Arnaud  Montebourg , comme nous venons de le faire.

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