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Pollution : que veut la mairie de Paris ?

Retour sur la question de la pollution et sur les annonces qui ont été faites à la mairie de Paris sur l’interdiction progressive des certains véhicules jugés trop polluants.

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(La pollution sur Paris a quelques fois limité la vitesse sur le périphérique © Maxppp)
#AlertePollution

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Depuis 48 heures, nous assistons à des annonces de mesures radicales ; mais – surtout – qui s’appuient sur des analyses qui sont complètement erronées.

A partir de là, tout est faussé.

Qu’il y ait des pics de pollution, à Paris, tout le monde est d’accord : c’est vrai.

Et les chiffres le prouvent.

Ca se produit très exactement à deux périodes de l’année : l’été, avec un excès d’ozone – personne n’en parle ; mais c’est nocif ; et ça provient d'un tas de facteurs, au premier rang desquels les émanations naturelles des arbres, sous l'effet de la chaleur.

Et l’hiver, avec une concentration de particules.

La pollution est un vrai problème, c'est indéniable

Mais, là où les analyses s’égarent, c’est que ces particules ont des origines extrêmement multiples et que – contrairement à ce qui est souvent dit  – elles ne proviennent pas que de la circulation.

Lorsqu’il y a un pic de particules, vous vous retrouvez avec une concentration de particules huit fois supérieure à la normale.

Pourtant – ça paraît évident – ces jours-là, il  n’y a pas 8 fois plus de circulation... ?

La réalité, c’est que ces particules sont "importées" : les jours d’anti-cyclones, et les jours où le vent provient du nord-est, elles arrivent massivement d’Allemagne – de la Ruhr, région industrielle ; et de Belgique.

Et c’est une pollution qui couvre pas seulement Paris ; mais un quart de la France : tout le nord-est de la France, la Normandie ; jusqu’à l’Ile de France.

Et, ces jours-là, si vous mesurez les particules à Rouen, à Beauvais, à Reims, ou àMaubeuge,  vous verrez : les seuils limites sont autant dépassés que dans Paris.

En plus, parmi toutes les particules mesurées – je dis bien : mesurées – "seulement" 8 à 9% proviennent du fonctionnement des moteurs.

Le reste ? Ce sont principalement – à plus de 50% !! – des nitrate d'ammonium, qui n’ont – chimiquement – aucun rapport avec l’essence, ni avec le diesel ; et qui sont issues de l’engrais mis dans les champs.

Et, parmi les particules issues d'une combustion, la majorité provient du chauffage.

Ce sont des chiffres mesurés ; officiels !

La guerre entreprise contre la circulation se trompe de cible !!

Le métro : en état de pic de pollution constant...

Savez-vous où, dans Paris, de façon chronique, il y a des pics de pollution constants ; avec des niveaux de particules quatre fois plus élevés que les normes légales ?

Dans le métro !

A cause de la poussière des freins !

C’est toute l’année   et personne n’en parle.

(La pollution sur Paris a quelques fois limité la vitesse sur le périphérique © Maxppp)