J'ai 10 ans. Marie-Claude Pietragalla : "Une enfance heureuse et pleine d’amour"

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Chaque semaine, Julia Martin nous fait découvrir une personnalité à travers son enfance. Samedi 28 août, l'invité de "J'ai 10 ans" est la danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla.

Article rédigé par
Julia Martin - franceinfo
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La danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla. (FREDERIC DUGIT / MAXPPP)

L’invitée de Julia Martin ce samedi 28 août dans "J’ai dix ans" est une femme pleine de grâce. Lors de chacune de ses créations, la danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla nous envoûte. Et pour cause, cette figure emblématique de la danse française est une amoureuse du mouvement. Et on aime à la suivre.

À l’occasion de ses 40 ans de scène, Marie-Claude Pietragalla va chorégraphier sa vie de femme et d’artiste dans La femme qui danse. On la retrouvera à partir du 23 septembre au Théâtre de la Madeleine à Paris puis partout en France. La mise en scène est signée Julien Derouault, la chorégraphie et les textes ont été réalisés par la danseuse étoile. Le couple de danseurs à la tête depuis 2004 de la Compagnie du Théâtre du Corps a aussi ouvert cette année son centre de formation professionnelle.


franceinfo : Vous qualifiez votre enfance de très heureuse et pleine d'amour. Racontez-nous.


Marie-Claude Pietragalla : Je suis fille unique, j'ai des origines corses mais je suis née à Paris. J’ai des souvenirs avec mes parents dans la capitale mais aussi dans cette espèce d’échappatoire que j’avais tous les ans en partant trois mois en Corse. Je redevenais presque à l’état sauvage, j’aime bien ce mot, et j’étais complètement en fusion avec la montagne, la mer, avec cette Ile de Beauté qui est magnifique et entourée de beaucoup d’amour.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai eu un amour incroyable de mes parents

Marie-Claude Pietragalla

à franceinfo


Votre papa, c’est votre "héros".

Oui, depuis toute petite ! C’est un personnage mystérieux mon père, quelqu’un de candide, dans les nuages, le Monsieur Hulot de Jacques Tati. Avec une maman plutôt les pieds sur terre, qui s’occupe de tout et qui gère tout dans la maison. Mais mon père était un rêveur, c’est vrai.

Vous avez grandi dans une famille aimante et très pudique.

Dans ma famille, on ne disait pas trop ses sentiments, surtout mon père. Beaucoup moins ma maman, elle était très tendre. J’ai des souvenirs d’avoir plein de bisous tout le temps, de quelqu’un de très proche, de très tactile. Mon père un peu moins, la parole était rare, mais l’amour très présent.


"Prouve qui tu es par ce que tu fais", c’est une phrase qu’on vous a répété enfant. Le travail et la volonté font partie des valeurs qu’on vous a transmises ?
Mon père m’a toujours dit : 'travaille d’abord et tu t’amuses après'. Surtout : 'on est ce que l’on fait". Et ce sont des choses que j’essaie d’inculquer aussi à ma fille. Le fait de bien parler, c’est une chose. Le fait d’agir, c’est encore mieux.

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