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Comment se porte la liberté de la presse en Algérie ?

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Question posée après les déboires de deux journaux qui ont donné des nouvelles alarmantes de la santé d'Abdelaziz Bouteflika. Leïla Beratto, la correspondante de RFI et Radio France à Alger, revient sur cet épisode.
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Radio France
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"Le Président algérien Bouteflika, tombé dans un coma profond, aurait été rapatrié mercredi 15 mai en Algérie" . Cette information, depuis non confirmée, a valu à Mon Journal et à son pendant en arabe, Djaridati , d'être saisis samedi soir.

Leur directeur Hichem Aboud est visé par une information judiciaire pour "atteinte à la sécurité de l'Etat". Le ministère algérien de la Communication dément, lui, toute censure.

"En Algérie, la loi sur la presse stipule que l'atteinte aux symboles nationaux relève de la diffamation, le Président est considéré comme un symbole national, le ministère de l'Information n'a donc pas autorisé ces deux journaux à imprimer leur double-page sur la santé d'Abdelaziz Bouteflika" explique **** à Alger. 

L'état de santé du Président fait beaucoup parler en Algérie malgré le black-out médiatique organisé par le régime depuis l'hospitalisation d'Abdelaziz Bouteflika, il y a presque un mois, au Val de Grâce à Paris. Alors comment font les Algériens pour s'informer sur la question ? "Il y a les informations des médias officiels et puis les Algériens ont accès à Internet, aux réseaux sociaux et une de leurs sources d'information, ce sont bien sûr les médias étrangers."

Comment permettre à chacun de mieux s'informer ?

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