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Comment notre cerveau entre en résonance avec l'art ?

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La beauté et l'harmonie sont-elles utiles à notre existence ? Peuvent-elles nous aider à conserver et à retrouver la santé ? Homo sapiens est-elle la seule espèce sensible à l'art ? Autant de questions que se pose le neurologue Pierre Lemarquis.
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Radio France
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Pierre Lemarquis, est neurologue, attaché d'enseignement à l'Université de Toulon-Lagarde, et membre de la Société française de neurologie et de l'Académie des sciences de New-York.

Dans un ouvrage précédent Sérénade pour un cerveau musicien paru chez Odile Jacob, Pierre Lemarquis avait déjà exploré les résonnances de la musique tout au long de nos circonvolutions cérébrales. Aujourd'hui il publie Portrait du cerveau en artiste   (Odile Jacob), et élargit son angle aux arts visuels, aux formes et aux couleurs, à la lumière et aux conséquences incalculables sur le métabolisme du spectateur d'un " petit pan de mur jaune " qui brille au milieu d'une toile de
Vermeer.

Extrait:

"La beauté et l'harmonie sont-elles utiles à notre existence ? La réponse est évidente pour le paon,  si vulnérable et si mal adapté à son environnement par ses piètres qualités aéronautiques ! Il ne doit visiblement sa survie qu'à la magnificence de son plumage. On parle alors d'esthétique évolutionniste. Les animaux déjà nous montrent qu'ils sont sensibles à la beauté et capables de création tant pour séduire que pour le plaisir. Des oiseaux chantent sans raison apparente en Automne; des singes et des éléphants peignent; des pigeons apprécient Picasso et des carpes reconnaissent un morceau de Jean-Sébastien Bach..."  

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