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Le combat contre les maladies négligées

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Il existe des maladies qui font des millions de victimes chaque année dans le monde. Et pourtant, pendant longtemps, les grands laboratoires pharmaceutiques ne s'y intéressaient pas du tout. Pourquoi ? Parce que ces maladies touchent principalement des pays pauvres qui ne sont pas des marchés solvables pour l'industrie.
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Radio France
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Cette situation serait désespérante si les choses n'étaient
pas en train de changer. C'est ce que confirme le docteur Bernard Pécoul, directeur de
la Fondation "Initiative médicaments pour les maladies négligées" qui
vient de fêter ses 10 ans.

"Cette fondation
est née en 2013 du fait qu'il y avait une panne pour les nouveaux médicaments
contre ces maladies qui sont de grandes tueuses...",
raconte le Dr. Pécoul .

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La maladie du sommeil : le médicament tuait un malade sur vingt

"A titre d'exemple, pour la maladie
du sommeil, le seul médicament qui existait tuait un malade sur vingt. L'enjeu
était de découvrir un traitement meilleur et mieux toléré par les populations.
Dans un premier temps, on est allé chercher dans ce qui existait déjà... Pour le
paludisme, le rôle de DNDI a été de travailler avec des partenaires industriels
pour développer un nouveau produit qui consiste à prendre un comprimé par jour
pendant trois jours",
explique-t-il

Les choses ont changé également du point de vue
économique. En dix ans, des pays pauvres sont passés du côté des pays émergents.
"Mais ce qui n'a pas changé, c'est quand dans ces pays émergents, il reste
beaucoup de pauvres",
conclut Bernard Pécoul

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