Okapi, l’ami des collégiens depuis 50 ans

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Le magazine des 10-15 ans sort un numéro spécial 50e anniversaire.

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David Groison, directeur des titres ados du groupe Bayard. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCEINFO)


En 1971, les adolescents français n’avaient pas de journal qui leur était destiné. Jusqu’à la naissance d’Okapi, devenu au fil des décennies leur meilleur ami. "Dès le début, 'Okapi' était ancré dans l’actualité et dans la vie personnelle des jeunes. Ça n’a pas changé mais le journal s’est adapté aux préoccupations quotidiennes de ses lecteurs. Aujourd’hui, ils ont la radio, la télé, les smartphones mais l’info s’adresse surtout à des adultes." explique David Groison, le directeur des titres ados du groupe Bayard, qui comprend aussi Phosphore et WE Demain 100% ado.

"Les jeunes ont besoin de nous pour qu’on leur donne des éléments pour comprendre et se faire leur propre avis."

David Groizon

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"La particularité de la presse jeunesse, insiste le directeur des titres ados du groupe Bayard, c’est de perdre tous ses lecteurs tous les quatre ans, c’est structurel. Du coup, il faut tout le temps aller les rechercher donc être en contact avec eux. Ils viennent dans la rédaction, on va dans les classes, on a un blog pour dialoguer avec eux. Pour le Covid par exemple, dès le 1er confinement, ils sont venus pour nous poser plein de questions."

La crise sanitaire a boosté les ventes d’Okapi, comme celles de la plupart des titres de presse écrite. Aujourd’hui, le bimensuel se vend à 49 000 exemplaires. "En réalité, ça fait 673 000 lecteurs ! Parce que les numéros tournent dans les familles et puis on est dans les CDI, dans les bibliothèques" souligne David Groison. Si les ventes se maintiennent bien en kiosques, c’est essentiellement via l’abonnement qu’on lit Okapi. Et l’abonnement papier avant tout : "On est à fond sur le papier parce que les ados nous le réclament. Ils nous disent qu’Okapi leur sert à se poser. Par rapport au temps passé devant les écrans, c’est un moment pour réfléchir à soi, au monde qu’on est en train de construire. Les parents nous remercient", conclut David Groison.

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