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"Nous avons une mission de défense de l’image des femmes dans les médias", souligne Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA

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Les plaintes de spectateurs au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sont en hausse de 121% en 2017 par rapport à 2016. Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA, insiste jeudi sur franceinfo sur sa mission de défense de "l'image des femmes" dans les médias.

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Radio France
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Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Les plaintes de spectateurs au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) sont en hausse, avec plus de 88 000 signalements, soit une hausse de 121% en 2017 par rapport à 2016. C’est 10 fois plus qu’il y a deux ans selon le magazine Télérama. Le canular homophobe de Cyril Hannouna au mois de mai concentre à lui seul la moitié des plaintes.  

Sylvie Pierre-Brossolette, membre du CSA, confirme jeudi 21 décembre sur franceinfo cette explosion du nombre de signalements auprès du CSA. "Cela montre que les auditeurs et téléspectateurs nous font confiance, qu’ils jugent notre action efficace parce qu’ils ne saisissent pas en vain, que nous traitons à froid, loin du brouhaha des réseaux sociaux les dossiers qui nous sont soumis", explique Sylvie Pierre-Brossolette.  

Des sanctions pour non "respect des femmes" 

Deux sanctions ont été infligées mercredi 20 décembre : une mise en demeure adressée à France à 2 pour l’émission On n'est pas couché de Laurent Ruquier après l’altercation Angot-Rousseau, diffusé samedi 30 septembre 2017. L'autre sanction vise la radio NRJ, pour un canular téléphonique à une femme lors de l’émission C'Cauet de Cauet le 9 décembre 2016 et au cours duquel des propos "dégradants" sur son physique lui ont été adressés selon le CSA.

Chaque fois, il s'agit de défendre "le respect du droit des femmes", souligne Sylvie Pierre-Brossolette.

Une loi passée le 4 août 2014 nous confie la mission de veiller à l’image des femmes, de lutter contre les stéréotypes, lutter contre les violences faites aux femmes

Sylvie Pierre-Brossolette, CSA

franceinfo

"Nous avons une mission très importante de défense de l’image des femmes. D’ailleurs cette mission, beaucoup de pays nous l’envient. La loi est allée assez loin pour confier ces pouvoirs au CSA", souligne également la représentante du CSA.

Pour le cas de l'émission de l'émission "On n'est pas couché" sur France 2, ce qui a dérangé, "c’était l’humiliation d’une femme en état de vulnérabilité pendant que des chroniqueurs contestaient sa parole, qui consistait justement à encourager les femmes à s’exprimer sur les agressions ou les viols dont elles avaient pu être victimes", indique-t-elle. D'autant que les chaînes du service public "ont un devoir d’exemplarité en matière de violences faites aux femmes", précise-t-elle.

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