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Libération pourrait obtenir un prêt de l'Etat

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L'actionnaire Bruno Ledoux planche sur un renflouement à court terme par un prêt de l'Etat et un petit apport des actionnaires, pour se donner le temps de mettre en place son projet de réforme du journal. 
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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"J'ai demandé un
prêt à Bercy. Ils n'ont pas dit non
." C'est ce que révèle Bruno Ledoux, qui
détient avec Edouard de Rotschild 53% de Libération . L'homme d'affaires précise
qu'il devrait y avoir "un apport des actionnaires, mais d'un montant
symbolique
". Ce montant pourrait être d'environ 2 millions d'euros. "Cette solution à court terme nous donnera le temps de travailler sur
le projet à long terme,
ajoute-t-il. Sinon, elle n'a pas de sens ". 

Ce fameux "projet
à long terme
" pour sauver Libération  a été dévoilé vendredi. Bruno
Ledoux souhaite créer un réseau social autour de la marque "Libé " et
transformer le siège du quotidien, rue Béranger à Paris, en espace culturel.

Graves difficultés financières

Une idée "totalement
inédite et assez révolutionnaire
" d'après l'actionnaire, mais qui a
déclenché la colère de la rédaction. Les journalistes craignent que le quotidien
ne devienne accessoire. En guise de riposte, ils ont créé un mouvement autour du slogan "Nous sommes un journal " et expliquent chaque jour leur
combat aux lecteurs, directement dans les pages de Libération .

Le quotidien, fondé en 1973 par Jean-Paul Sartre, fait face à ces graves
difficultés financières. Les ventes sont en chute libre et le journal n'est même pas certain d'avoir
suffisamment de trésorerie pour passer le mois de mars.

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