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Démission de Benoit XVI : la presse mondiale entre "surprise" et "respect"

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Il n'y aura fallu que quelques minutes pour l'information fasse la Une des médias du monde entier. La démission de Benoit XVI a visiblement pris de court la presse, qui parle de "surprise" mais qui salue une décision "moderne". Moderne, sauf dans la forme : c'est par un discours en latin que le pape a choisi de faire son annonce, lui qui s'était pourtant lancé avec succès sur les réseaux sociaux.
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Radio France
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Face à l'annonce, les médias offrent une belle unanimité : "surprise générale" écrit El Mundo en Espagne, "le coup de tonnerre" note le Nouvel Observateur, la "démission choc" estime la BBC. Même au sein de Radio Vatican, la station qui dépend du saint siège, on semble bien étonné. Dans le flash de 13h, les journalistes francophones parlent de "choc" et de "séisme" ...

Visiblement prise de court, la presse semble bien accueillir l'annonce de Benoit XVI. Cette décision rarissime - il faut remonter au Moyen-Age pour retrouver un pape démissionnaire - est le plus souvent saluée comme un acte raisonné, en accord avec son temps. "La modernité est entrée au Vatican" s'exclame le directeur de la rédaction de la Repubblica. "Benoit XVI donne un signal fort" estime le journal Le Vif, en Belgique : "le changement est possible" . "On ne le verra pas mourant au balcon du Vatican" écrit le Point. Contrairement à Jean-Paul II, "il n'a pas voulu montrer sa déchéance en mondovision" affirme l'hebdomadaire pour qui "le pape aura réussi sa sortie" . Même son de cloche, si l'on peut dire, du côté de l'Express. Dans son édito vidéo, le directeur de la rédaction Christophe Barbier salue avec "respect" cette fin de pontificat "audacieuse" , "révolutionnaire" de la part d'un pape conservateur.

"Révolutionnaire" , peut-être, mais pas sur la forme... Benoit XVI, qui avait entrepris depuis quelques semaines de répandre la parole de l'Eglise , a délaissé cette fois le tweet pour un discours en latin devant le Consistoire. Pour la petite histoire, c'est pour cela que l'agence de presse italienne Ansa a été la première dans le monde à annoncer la démission du pape : la journaliste de l'agence n'a pas eu besoin d'attendre la traduction officielle du saint-siège puisqu'elle comprend parfaitement le latin. Comme quoi, ça peut toujours servir...

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