"AZF", une série-documentaire pour ne pas oublier le drame du 21 septembre 2001

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20 ans après l’explosion de l’usine toulousaine, France 3 Occitanie produit ce film en quatre épisodes, disponible sur la plateforme France.tv.

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Radio France
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L'usine AZF après l'explosion à Toulouse (Haute-Garonne), le 21 septembre 2001. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Le 21 septembre 2001, à 10h17, la ville de Toulouse est ravagée par une explosion. Dix jours plus tôt, l’Amérique avait été attaquée par des terroristes d’Al-Qaïda. L’hypothèse d’un attentat est alors dans toutes les têtes, mais c’est bien une explosion accidentelle qui est à l’origine de la catastrophe qui a fait 31 morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers de sinistrés. 

À l’occasion du 20e anniversaire du drame, un film produit par France 3 Occitanie est en ligne sur France.tv. Quatre épisodes de 30 minutes chacun, réalisés par Sandrine Mercier et Juan Hidalgo : "Nous, on était à 4km de l’usine, en centre-ville de Toulouse, nous étions correspondants pour une chaîne locale. Comme pour tous les Toulousains, c’est un moment inoubliable, tout le monde ici sait ce qu’il faisait ce jour-là à cette heure-là. On ne se rendait pas compte de ce qui se passait. Nous sommes partis sur place quand on a su que l’usine avait explosé et on a découvert un paysage apocalyptique, lunaire, qui reste dans nos mémoires", raconte Sandrine Mercier.

On a rencontré des orphelines et orphelins d’AZF, des enfants à l’époque devenus aujourd’hui adultes. C’est à travers leurs yeux qu’on voulait raconter l’histoire.

Juan Hidalgo

à franceinfo

Grâce à des images d’archive et des témoignages d’aujourd’hui, la série retrace le déroulement de ce 21 septembre, puis la colère des riverains, le conflit entre les sinistrés et les salariés de l’usine, et les procès des responsables.

Il y a également un aspect fictionnel grâce à la comédienne Clara Eon, qui incarne une jeune femme dont le père est mort dans l’explosion, elle revient à Toulouse pour comprendre ce qui s’est passé et voir comment la ville a surmonté (ou pas) ce traumatisme : "Au départ, nous avions un accord de l’une de ces victimes mais il y a eu la catastrophe de Beyrouth et le traumatisme a resurgi, c’était trop dur pour elle de parler. Alors on a décidé de rassembler ces récits et de les incarner dans une jeune femme, une comédienne. Elle touche la jeune génération et c’était notre intention : transmettre cette histoire", explique Juan Hidalgo. "On devait faire ce travail de mémoire", conclut Sandrine Mercier

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