"Si tu t'imagines", une exposition en hommage à la chanteuse Juliette Gréco

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Dans cette rétrospective, on découvre des photos d'archives, des partitions et des affiches de concerts mythiques consacrées à l'artiste.

Article rédigé par
Claire Leys - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
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L'exposition hommage à Juliette Greco est à voir jusqu'au 12 septembre place des Lices à Saint-Tropez. (Jean-Philippe Card)

Cela fait déjà presque un an que Juliette Gréco a disparu, le 23 septembre 2020. Actuellement, une exposition rend hommage à l'artiste française iconique, Place des Lices à Saint-Tropez. Elle s'intitule "Si tu t'imagines" et l'on y découvre des photos d'archives, des partitions et des affiches de concerts mythiques sur plus de 300 mètres carrés dédiés à cette grande dame de la chanson française.

Cette exposition est un véritable voyage dans le temps, à la découverte de 70 ans de scène. La première escale se fait en 1947 alors que Juliette Gréco, femme sublime et femme libre, vit à Saint Germain des Près. À l'époque, elle ne chante pas encore. "Sa première chanson date de 1949 et s'appelle 'Si tu t'imagines'. C'est un texte de Raymond Queneau", nous explique Jean-Philippe Card, le commissaire de l'exposition. La rétrospective a d'ailleurs été nommée en référence à ce premier titre.

Une silhouette iconique

Jean-Philippe Card documente depuis 35 ans la carrière de Juliette Gréco. Dans sa collection, il a rassemblé 300 affiches, 3 000 coupures de presse et des dizaines de partitions, mais certaines de ces archives se sont imposées d'elles-mêmes lors de la constitution de l'exposition. "Il y a sa première affiche, en 1951, qui donne déjà une idée de l'image que va garder Juliette Gréco pendant les 60 années suivantes, c'est-à-dire la silhouette noire avec l'œil de biche, détaille Jean-Philippe Card. 

À l'époque, elle chante les mains derrière le dos parce qu'elle est paralysée par le trac, donc on ne voit pas ses mains, mais on retrouve la silhouette de Gréco telle qu'on l'a connue, même dans ses dernières années.

Jean-Philippe Card, le commissaire de l’exposition

à franceinfo

Le spectateur reconnaît aussi bien sûr la mythique robe noire de la chanteuse, présentée dans la salle de l'exposition. Ce vêtement est l'uniforme indémodable avec lequel Juliette Gréco parcourt le monde, à Tokyo, New York ou encore Montréal. Partout où elle passe, la Française fascine. C'est ce dont témoignent, parmi les objets exposés, une bande dessinée mexicaine éditée en 1968 qui retrace sa carrière, ou de vieux articles de presse venus du Brésil.

Le symbole de "l'insolence et la liberté à la française"

"Gréco symbolisait la liberté, dès 1950, affirme Jean-Philippe Card. "Pourtant à l'époque, elle n'a enregistré qu'un 78 tours. Mais sa chanson 'Je suis comme je suis' est très connue au Brésil donc elle appartient vraiment à la culture de ce pays. Elle symbolise l'insolence et la liberté à la française. Elle a choisi d'assumer ses choix, elle a fait exactement ce qu'elle a souhaité. Elle était féministe bien avant l'heure." L'exposition est à voir jusqu'au 12 septembre.

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