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"Le combat ordinaire" : Nicolas Duvauchelle sincère et touchant

Nicolas Duvauchelle est à l'affiche le mercredi 15 juillet du film de Laurent Tuel, "Le combat ordinaire", film adapté de la BD à succès de Manu Larcenet.

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(Le combat ordinaire © haut et court)

Décidément, la bande dessinée inspire les cinéastes. Aprés Solveig Anspach avec "Lulu femme nue", Abdellatif Kechiche avec "La vie d'Adèle", ou encore Alain Chabat avec "Asterix" ou "Sur la piste du marsupilami", c'est donc au tour de Taurent Tuel d'adapter librement une BD. En l'occurrence, la série de Manu Larcenet qui s'est vendue à plus de 600 000 exemplaires.

"Le combat ordinaire", c'est l'histoire de Marco, jeune trentenaire photographe de guerre en proie à de multiples crises d'angoisse qui vont l'amener à se retirer en province, à retourner à ses origines, à affronter ses peurs, de l'engagement, de la paternité, du deuil ou de la violence du monde.

Un film pas aussi riche que la bande dessinée

Le film n'est pas tout à fait aussi  prenant et riche que la BD. La toile de fond sociale et politique notamment, sur la montée de l'extrême droite ou la lutte des dockers du port de Lorient, abordée très rapidement, en devient un peu schématique.

Mais il y a une poésie bienvenue dans la manière qu'a Laurent Tuel de s'attarder sur la nature, les paysages, les visages, et puis les acteurs sont particulièrement justes et touchants. De Nicolas Duvauchelle dans le rôle principal, aux seconds rôles joués aussi bien par des anciens comme Liliane Rovère, Olivier Perrier, ou André Wilms, que par des comédiens non professionnels, comme les dockers des chantiers navals de Lorient.

Nicolas Duvauchelle a beaucoup appris des dockers

Des dockers qui ont beaucoup aidé Nicolas Duvauchelle. L'acteur le confie : "cela apporte beaucoup de sincérité, il n'y a pas de calcul ni de pose. Avec les dockers, il y a eu beaucoup d'improvisation, des choses qu'on se disait vraiment, et pour moi c'était très intéressant parce que ce n'est pas évident de se renouveler quand on joue beaucoup."

(Le combat ordinaire © haut et court)