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"La couleur de la victoire" : La vie de Jesse Owens racontée avec passion

Jean-Baptiste Urbain s’intéresse à deux sorties ce mercredi : "La couleur de la victoire" qui raconte la vie de l'athlète noir Jesse Owens qui a été médaille d'or aux JO de Berlin en 1936 et "Guy Bore s'en va-t-en guerre", film canadien.

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("La Couleur de la victoire" © La Belle Company)

À quelques jours du début des Jeux Olympiques de Ri, le cinéma se penche sur l’histoire de Jesse Owens. Dans les années 1930, cet athlète noir-américain court le plus vite possible d’abord pour sortir de son milieu modeste. Mais dans un pays encore ségrégationniste, ses records du monde sont aussi un défi à une Amérique raciste. Quand il est choisi pour représenter les Etats-unis aux Jeux Olympiques de 1936 dans Berlin nazie, la question se pose : faut-il boycotter la compétition qui risque de se transformer en vitrine du Reich ou, au contraire, aller défier sur place Hitler et les caméras de sa réalisatrice officielle Leni Riefnestahl ?

Disons-le d’emblée, "La Couleur de la victoire" déçoit quand même pas mal dans sa mise en scène, c’est assez scolaire, on a l’impression de tourner les pages d’un livre d’images, c’est parfois même un brin sirupeux. Et pourtant 80 ans tout juste après les médailles d’or raflées par Jesse Owens à Berlin voilà le cinéma qui pour la première fois raconte la vie de cet athlète pris dans la grande Histoire. Et malgré ses défauts, le film passionne. Le récit tient avec une reconstitution tout à fait correcte.

Du sport à la politique, voilà le parcours du député québécois Guibord, ancien hockeyeur devenu d’une vaste région isolée du Canada. Dans  "Guibord sans va-t-en guerre", l’homme politique, indépendant, va devoir prendre décision quand le Premier ministre s’apprête à lancer le pays dans une guerre quelque part au Moyen-Orient sauf que la voix du député Guibord va bientôt se révéler décisive pour pencher la balance dans un sens ou dans d’autre.

IL n’y a pas tant de films québécois que ça à arriver sur nos écrans, encore moins des comédies. Celle-ci est particulièrement savoureuse : d’abord c’est souvent très drôle mais c’est aussi une satire fine, bien écrite où les frontières sont floues, où personne n’est tout blanc tout noir. Une sorte de fable politique qui évite l’écueil du cynisme et racontée tambour battant par le réalisateur Philippe Falardeau. Il avait déjà signée le joli  "Monsieur Lazhar" en 2011. C’est la comédie de la semaine : "Guibord s’en va-t-en guerre" avec Patrick Huard et Suzanne Clément habituée des films de Xavier Dolan.

 

("La Couleur de la victoire" © La Belle Company)