Festival "Paris l'été" : encore près de 10 nouveaux spectacles jusqu'au 31 juillet

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Du théâtre, de la danse, de la musique, des expos, on se croirait à Avignon : le festival "Paris l'été" c'est jusqu'au 31 juillet, dans 20 lieux de la capitale et de la banlieue. Thierry Fiorile nous propose un parcours festif au lycée Jacques Decour dans le 9e arrondissement de Paris.

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Radio France
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"Näss, les gens" du chorégraphe franco-marocain Fouad Boussouf. (CHARLOTTE AUDUREAU)

Arriver à l'heure de l'apéro, à prendre dans une cour aux vrais airs de guinguette, mais avant, passer par les expos vivantes dans les classes de ce lycée au charme désuet du 9e arrondissement de la capitale, c'est l'une des réjouissances du festival "Paris l'été"  jusqu'au 31 juillet. 

"Radio Daisy" et "A l'abri des forêts"

Dans une première salle, Radio Daisy de Cécile Léna, un parcours poétique et cinématographique dans des boxes où s'animent des scénographies miniatures. De l'autre côté du jardin, entrer dans l'univers merveilleux de Johnny Lebigot : A l’abri des forêts. Sur des tables d'écolier, des murs au plafond, il reconstitue des forêts enchantées, des bouts de bois, de fleurs séchées, des animaux momifiés, des plumes, un voyage en enfance : 

"Tout petit, un bosquet faisait une forêt, précise Johnny Lebigot. Notamment un bosquet derrière la salle de classe, derrière mon école près du Mont Saint-Michel dans le sud Manche. Chaque table est une histoire végétale, animale, minérale. Parce que l’enfant est moins anthropocentré que l’adulte, il y a le travail de la main, mais cette intervention s’efface. Je cherche l’émerveillement."

"Näss", les gens du chorégraphe Fouad Boussouf

Lui aussi a gardé son âme d'enfant, le chorégraphe franco-marocain Fouad Boussouf propose "Näss, les gens", pièces pour sept danseurs. De leurs origines diverses, ils font une danse survitaminée, hip hop, cirque contemporain, danse traditionnelle, sur une bande son qui évoque autant la rue qu'un dance-floor électro, danser, danser jusqu'à l'épuisement :

"Ça se frotte, ça se touche et surtout ça crée de l’énergie, explique Fouad Boussouf. On peut être ensemble sans être uniforme. Il y a des solos, mais il y a des gens qui s‘échappent. Mais ils n’échappent pas à la communauté."

"Le fait d’avoir des danseurs aussi différents les uns des autres fait qu’on peut se reconnaître en eux. C’est innocent au sens noble, il faut retrouver notre âme d’enfant, que je n’ai pas perdue encore."

Fouad Boussouf, chorégraphe

à franceinfo

Paris l'été c'est encore près de 10 nouveaux spectacles avant la fin juillet, dont le fascinant Out of the blue au théâtre Montfort, deux danseurs dans un immense aquarium, à couper le souffle.

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