Silly Boy Blue en concert aux Vieilles Charrues : "Ça va me faire du bien de jouer cet album"

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Dans ses chansons, Silly Boy Blue parle de relations passées et présentes, de douleurs souvent indicibles hors de la chanson. Elle est cet été l'une des artistes les plus programmées par les festivals.

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Radio France
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L'artiste Silly Boy Blue  (Tom-boy-lab/Manu Fauque)

La jeune chanteuse Silly Boy Blue a sorti en juin son tout premier album, Breakup Songs, après avoir d'abord enchaîné les scènes, puis rongé son frein en confinement. Elle a retrouvé les concerts au Printemps Bourges il y a trois semaines, et se produit aux Vieilles Charrues, à Carhaix, vendredi 9 juillet devant 5 000 spectateurs, aux côtés de Miossec et Raphaël. "Ça fait du bien parce que je pense qu’on était beaucoup à attendre ce moment, confirme l’artiste. À tenir en espérant ce moment, à savoir faire de la musique devant des gens. Ça me soulage beaucoup. Je reprends un peu espoir et ce n’était pas gagné d’avance."


La jeune femme déploie un univers assez unique en France, entre fragilité, voix et musique aérienne, mélancolie totale et pop affirmée. Son premier album, Breakup Songs, sorti juste avant l'été, parle assez bien pour elle. Pourtant, cette sortie a d'abord été douloureuse pour la chanteuse, qui a laissé de côté le journalisme pour la scène. "Cette sortie je l’ai très mal vécue en réalité [rires]. J’étais très contente que cet album sorte mais j’ai eu un petit temps d’adaptation, en me disant que l’album n’était plus à moi. Que les chansons n’étaient plus à moi."

Je voyais des gens qui disaient : ‘cette chanson c’est ma préférée. Cette phrase je l’aime trop.’ Et je me disais, mais non tout ça c’est à moi. Rendez-le moi !

Silly Boy Blue

à franceinfo

"Donc j’ai eu un moment disons 'mère-oiseau', reprend l'artiste, mais maintenant je suis vraiment très contente. Et ça va me faire du bien de jouer cet album aussi."

Un journal intime 

Dans ses chansons, Silly Boy Blue parle de relations passées et présentes, de douleurs souvent indicibles hors de la chanson. Un journal intime qui lui revient en pleine face quand ses nouveaux fans lui envoient des messages. "Je sais à quel point des morceaux et des albums m’ont aidés lorsque j’étais plus jeune. C’est très important de recevoir ça, même si j’ai toujours la crainte du symbole de l’imposteur en me demandant si je ne suis pas une fraude [dans la musique] ! Mais ça m’aide beaucoup." Et pour celle qui a choisi une chanson de David Bowie pour nom de scène, la métamorphose artistique semble être une certitude pour la suite.

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