Culture d'été. Aux Fêtes Nocturnes de Grignan, une pièce peu connue de Molière : "Les Fâcheux"

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Dans la Drôme, les Fêtes Nocturnes de Grignan célèbrent les 400 ans de la naissance de Molière. Jusqu’au 20 août, on peut y découvrir "Les Fâcheux", sa première comédie-ballet, une pièce peu connue et rarement jouée.

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Radio France
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Le spectacle "Les Fâcheux" est joué devant la façade du château de Grignan (Drôme). (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

Devant la magnifique façade du château de Madame de Sévigné, les comédiens évoluent dans un décor de jardin qui évoque celui du château de Vaux-le-Vicomte. Les Fâcheux y ont été joués pour la première fois le 17 août 1661, trois semaines avant l’arrestation du maître des lieux, Nicolas Fouquet. Pour la metteure en scène Julia de Gasquet, cette comédie-ballet porte en elle toutes les grandes pièces que Molière va écrire dans les dix ans qui suivent.

"En travaillant la pièce, on se rendait bien compte qu’il y avait déjà tout Molière."

Julia de Gasquet

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"C’est un premier Molière qui, d’une certaine manière, fait tourner déjà toutes les pièces de Molière à venir", commente Julia de Gasquet. 

Eraste cherche à rejoindre Orphise dont il est amoureux. Mais les fâcheux qu’il croise sur son chemin font obstacle à leur rencontre. Ces fâcheux sont tous joués par le même comédien Thomas Cousseau, comme Molière le fit à son époque.

Un décor de jardin à été créé devant la façade du château de Grignan (Drôme). (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE)

"Je m’amuse beaucoup…On commence par le personnage qui est sans doute le plus haut dans la société. Il n’a aucune inhibition, aucune timidité et petit à petit c’est comme si on descendait vers des personnages qui sont plus sombres. Il y a vraiment une profondeur à la fois sociale et humaine dans ces personnages que Molière a composés", confie Thomas Cousseau. 

Musique, danses et costumes, transportent les spectateurs au XVIIe siècle. La metteure en scène a souhaité rester fidèle à la pièce, même si comme le chorégraphe Pierre-François Dollé, elle s’autorise quelques libertés. Ecrite au XVIIe siècle, cette comédie-ballet apparaît en même temps d’une modernité stupéfiante. Lorsque les précieuses débattent de l’amant idéal, l’une déclare qu’il doit être jaloux alors que l’autre veut un amant qui l’aime et la respecte, soulignant qu’il y a dans Paris des gens qui aiment jusqu’à battre...

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