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Les Norvégiens veulent oublier Anders Breivik

Que devient le Norvégien Anders Breivik, l'auteur du massacre d'Utoeya en juillet 2011 ? Breivik avait tué 77 personnes surtout des jeunes. Condamné à 21 ans de prison, il purge actuellement sa peine en toute discrétion. Personne ne doit savoir dans quelle prison il est incarcéré.

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(Commémoration le 22 juillet du troisième anniversaire de la fusillade d'Utoeya © Reuters/Heiko Junge)

Il est l'auteur de la plus grosse tuerie de Norvège. En juillet 2011, Anders Behring Breivik a tué 77 personnes. Il se disait en croisade contre le multiculturalisme et l'invasion musulmane. Un an plus tard, la justice de son pays le condamnait pour actes de terrorisme à 21 ans de prison, la peine maximale en Norvège.

Personne ne doit savoir où est Breivik

Aujourd'hui, Anders Breivik purge sa peine entre deux centres pénitentiaires : celui d'Ila à une quinzaine de kilomètres au nord d'Oslo et dans celui de Skien dans le sud de la Norvège. Personne n'est censé savoir quand et où il est, par mesure de sécurité.

Ces conditions de détention ont cependant de quoi faire palir les prisonniers français. La Norvège possède un système pénal et carcéral très progressiste. 

Anders Breivik est en quartier de haute sécurité. Il est surveillé par des gardiens en permanence et ne rencontre aucun autre prisonnier. 

Trois cellules pour Breivik

Trois cellules de 8m² ont été aménagées rien que pour lui. L'une pour dormir, la deuxième pour faire des exercices et la dernière pour travailler avec un ordinateur fixé à une table. Il ne reçoit presque pas de visites sinon celles de son avocat et de sa mère avant son décés.

Aucun débat sur ces conditions de détention

Les Norvégiens ont, semble-t-il, adopté une ligne de conduite : on se souvient des victimes mais on oublie Breivik. Il y a eu quelques articles dans les journaux quand il s'est plaint de ses conditions de détention qu'il a qualifiées à plusieurs reprises 

d inhumaines.

 

Anders Breivik a écrit plusieurs lettres à l'administration pénitentaire pour réclamer en vrac davantage de contact avec le monde extérieur mais aussi plus de beurre pour tartiner son pain ou la dernière console de jeux en vogue. 

Des journaux qui par ailleurs se font très peu écho de ses périgrinations intellectuelles. Breivik a récemment affirmé son intention de créer un parti faciste. Il en a la possiblité. En Norvège, un prisonnier ne perd pas ses droits civiques. Mais les Norvégiens n'alimentent pas le débat. 

Un livre du père de Breivik 

Le père d'Anders Breivik a récemment annoncé la publication d'un livre qui doit sortir très bientôt en Norvège. Un livre dans lequel il entend examiner sa part de responsabilité. Ancien diplomate, Jens Breivik vit dans le sud de la France depuis sa retraite. Il ne souhaite pas faire de commentaires sur son fils, ni dire s'il a renoué avec lui.

Jens Breivik a souvent été présenté comme un père absent. "Que se serait-il passé si j'avais été un meilleur père ?  Anders aurait-il fait ce qu'il a fait ? "  écrit Jens Breivik dans les quelques lignes devoilées par son éditeur. Pas sûr que les Norvégiens apprécient. Un livre sur la mère de l'extrémiste, aujourd'hui décédée, avait déjà provoqué quelques vagues en Norvège.

(Commémoration le 22 juillet du troisième anniversaire de la fusillade d'Utoeya © Reuters/Heiko Junge)