Il était une fois en Amérique, France info

Il était une fois en Amérique : 2016, Donald Trump au centre d'un débat sous la ceinture

Alors que l'élection présidentielle se profile aux États-Unis, retour pendant tout l'été sur des épisodes marquants de l'histoire politique américaine.

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Donald Trump répondant à Marco Rubio, lors du débat télévisé de Detroit, le 3 mars 2016. 
Donald Trump répondant à Marco Rubio, lors du débat télévisé de Detroit, le 3 mars 2016.  (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Cette scène lunaire a lieu durant un débat qui réunit les principaux candidats à l’investiture du parti républicain le jeudi 3 mars 2016. Donald Trump montre ses mains, et s’en prend à Marco Rubio, qui s’est moqué de leur taille. Pour Donald Trump ses mains sont d’une taille tout à fait normale. Puis, il fait hurler de rire l’assistance en précisant que si des petites mains signifient que quelque chose d’autre est petit, tout va bien de ce côté-là…

Oui, vous avez bien entendu un candidat à l’investiture de son parti défendre la taille de son pénis. C’est évidemment du jamais vu, mais on allait vite apprendre qu’avec Trump le jamais vu devient rapidement banal. Déjà en 1988, le magazine Spy avait évoqué les petites mains de Trump, ce qui l’avait déjà rendu fou. Parce que Trump s’est présenté en 2016 comme le candidat viril par exemple, capable de rendre sa grandeur à l’Amérique, doué pour construire d’immenses buildings, vous le voyez venir, beaucoup d’allusions phalliques… 

À l’été 2016, on a vu des statues d'un Donald Trump nu, à San Francisco, Los Angeles, Cleveland, Seattle et New York. Des foules de passants qui dégainent leurs téléphones pour immortaliser une scène qui a de quoi faire sourire. Bedonnant, bourré de cellulite, et paré d'un pénis microscopique, Trump est ainsi statufié par un artiste, Ginger, engagé par un collectif anarchiste Indecline. L'œuvre s'intitule sobrement L'Empereur sans couilles. Comme si juste avant l’élection, c’était à ce niveau qu’il fallait l’attaquer.

C’est aussi ce qu’a tenté Marco Rubio : attaquer Trump dans sa virilité… Mais Trump sait répondre, amuser la galerie et attirer la lumière sur lui. C’est exactement ce qui s’est passé ce soir de mars 2016, le soir où il a dit à l’Amérique entière qu’il avait un gros pénis. Et à ce moment-là, Justin Bieber chantait Love Yourself.

Donald Trump répondant à Marco Rubio, lors du débat télévisé de Detroit, le 3 mars 2016. 
Donald Trump répondant à Marco Rubio, lors du débat télévisé de Detroit, le 3 mars 2016.  (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)