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Il était une fois en Amérique : 1996, la chute de Bob Dole

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Alors que l'élection présidentielle se profile aux États-Unis, retour pendant tout l'été sur des épisodes marquants de l'histoire politique américaine.

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Radio France
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Bob Dole après la Convention nationale des républicains, à San Diego, en 1996. (MAXPPP/STONE)

Il était le colistier du président Gerald Ford, défait par Jimmy Carter en 1976. Vingt ans après avoir failli devenir vice-président, le revoilà, mais désormais Bob Dole vise la fonction suprême, face Bill Clinton. Le président a, certes, perdu les élections de mi-mandat de 1994 mais il a su redresser la barre en rappelant discrètement son conseiller Dick Morris. Ce dernier invente à cette occasion "la triangulation" : piquer les thèmes populaires des adversaires pour les forces à se radicaliser, comme l’équilibre budgétaire, la réduction de la taille de l’État et une réforme de l’État-providence.

Clinton file vers une victoire annoncée d’autant que Bob Dole, 73 ans, à la ligne très droitière, ne parle qu’aux vieux électeurs, évoquant sans cesse son passé glorieux pendant la Seconde Guerre mondiale. "Ma génération qui a gagné la guerre peut rendre un dernier service à l’Amérique", lache-t-il. Et il tape sans vertu sur la génération des baby-boomers, dont Clinton est l’incarnation. Sentant le danger, Dole se montre en train de courir, de faire du sport… Mais le 18 septembre 1996, c’est le drame : le candidat tombe d'une estrade pendant son meeting électoral en Californie.

Certes, il se relève, sourit, saigne un peu et s’amuse à dire qu'il a "essayé de faire cette nouvelle danse des démocrates, la Macarena". Mais il a surtout laissé un boulevard à celui qui veut construire un pont vers le deuxième millénaire, un pont dont le président ne tomberait pas.

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