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L'expérimentation animale en France, un mal vraiment nécessaire ?

Plus de deux millions d'animaux ont servi de cobayes pour la recherche scientifique française selon un récent rapport de la Commission européenne. Des chiffres qui placent la France parmi les leaders en matière d'expérimentations animales en Europe. Des alternatives existent-elles pour autant ?

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En France, plus de quatre animaux par minute sont utilisés dans le cadre d'expérimentations médicales et scientifiques.

Nous sommes les premiers en Europe devant les Anglais et les Allemands, mais loin derrière les Américains et les Chinois au niveau mondial.

Les animaux de laboratoire sont toujours au coeur de débats crispés. Les associations de défense des animaux souhaitent purement et simplement interdire ces pratiques. De leur côté, de nombreux scientifiques s'en servent pour rester à la pointe de la recherche.

A quoi servent les animaux cobayes pour la recherche ? 

Un tiers des animaux est dédié à la recherche fondamentale. Un autre tiers à la médecine humaine et animale et le dernier tiers regroupe la production et le contrôle des médicaments.

Les souris restent les animaux les plus utilisés (60%), viennent ensuite les poissons puis les rats, les lapins, les oiseaux. Très peu de ces tests concernent les chats, les chiens et les chevaux même si certains se sont retrouvés dans nos assiettes, il y a quelques mois.

Tous ces animaux sont élevés dans les 600 établissements agréés par le ministère de l'Agriculture. Depuis le 1er février 2013, tout test sur un animal doit être autorisé par le ministère de la Recherche. La pratique est donc très règlementée en France et dans l'Union européenne se défend François La Chapelle. Il est directeur de recherche à l'Inserm et préside le Gircor, le groupement de recherche biologique et médicale.

Des alternatives existent-elles ?

Plusieurs associations de défense animale mènent des initiatives pour faire avancer la recherche notamment sur l'usage des cultures cellulaires et des puces à ADN. L'ONG "Pro Anima" travaille actuellement sur la modélisation d'une tumeur en 3D. Mais avant de parler de résultats, ces organisations insistent sur une meilleure reconnaissance du droit des animaux.

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