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Vanille, Safran : révolution génétique dans la production d'épices

Les épices peuvent aujourd'hui être produites grâce à des levures génétiquement modifiées. D'après le New York Times cette révolution à venir inquiète les producteurs des pays pauvres.

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Vanille, safran, patchouli, depuis des centaines d'années ces épices, ces fragrances, provenaient de plantations du Mexique ou de Madagascar. Certaines, achetées à prix d'or, passaient par la fameuse route de la soie, entre l'Asie et l'Europe. Tout cela est en train de changer nous raconte ce matin l'International New York Times. Au lieu de faire pousser les plantes qui produisent ces épices on peut les fabriquer grâce au génie génétique.

La fabrication
utilise des micro-organismes génétiquement modifiés dans de grandes cuves industrielles.
Ces levures sécrètent les épices en question. Cela semble un peu compliqué, mais
Jay D. Keasling, le co-fondateur d'Amyris, une entreprise spécialisée dans le
secteur, explique au New York Times le processus avec des mots simple
. En
résumé, c'est comme pour la bière, sauf que, au lieu de sécréter de l'alcool,
la levure génétiquement modifiée recrache ces substances.

Cela existe déjà.
Evolva, une société suisse se prépare à commercialiser une vanille fabriquée
avec ce procédé. Autre exemple, le laboratoire français Sanofi, a commencé la
fabrication d'un nouveau traitement anti-paludisme. L'ancien traitement était
issu d'un arbuste qui pousse en Asie et en Afrique. Le nouveau médicament est
fabriqué à partir de levure génétiquement modifiée.

Ces épices, sont-elles
naturelles ? Certains industriels veulent les utiliser pour des produits étiquetés
100% naturels. Mais une ONG environnementale, Friends of the Earth (les amis de
la terre), commence à se battre là dessus. Elle estime que la vanille issue du
génie génétique n'a absolument rien de naturel.

Est-ce que c'est la
fin de la vraie culture de ces épices ?

Le New York Times pose la question. De nombreux agriculteurs des pays du sud
sont menacés. Cela peut avoir des conséquences sociales très importantes.
L'article donne la parole à un petit producteur de vanille à Madagascar. Il ne
connaissait pas cette technologie. Il imagine déjà une production industrielle,
de millier et de millier de tonnes de cette nouvelle vanille. Et il s'inquiète
pour sa famille.

On en parle aussi
aujourd'hui dans la revue de presse, l'interview radio de Robert Capa datant de

  1. C'est la première fois qu'on entend la voix du célèbre photoreporter. A
    écouter en intégralité sur le site de l'International Center of Photography de
    New York.

L'image du jour ce
mardi c'est le logo de Facebook, après la panne qui a touché hier le réseau
social. Pouvons-nous nous passer de ces réseaux ? Thomas Jamet s'interroge.
Il est directeur de l'agence de communication Moxie, enseignant à Sciences Po.

 

 

 

 

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