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Un nouveau fiasco financier pour l'Etat

En 2007, un projet de programme informatique de paie unique pour les fonctionnaires d'Etat est lancé. Sept ans et des centaines de millions d'euros plus tard, c'est un échec. 

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L'ONP, L'Opérateur Unique de Paie a été suspendu vendredi, par le ministère des Finances. " Abandonné" dit un délégué syndical de Bercy. Il faut dire qu'après 7 ans de chantier, le projet est loin d'être abouti.

 

C'est un projet lancé en 2007, dans le cadre de la Révision générale des Politiques Publiques... C'est raconté par L'humanité ce matin... En 2007 donc, le gvt entend alors mettre en place un système de paie unique pour tous les fonctionnaires d'Etat, 2 millions et demi de personnes. Le gvt se donne dix ans pour réussir et confie pour 88 millions d'euros ce chantier à un consortium privé. C'est un défi colossal : réussir à intégrer dans un même programme les 1850 régimes de primes différents qui coexistent dans la fonction publique. 500 personnes, 200 fonctionnaires et 300 salariés privés s'attelent à la tâche mais rien ne va... En 2012, les premiers échos de dysfonctionnement commencent à filtrer dit l'HUma. Le plan prend du retard et il faut remettre de l'argent au pot. 9 millions. Quand cette même année, le pouvoir change de main, un rapport est rédigé par la député socialiste Karine Berger, Rapport dans lequel elle déplore n'avoir obtenu aucune information ni sur le coût ni sur le calendrier du projet. Reprenant des chiffres déjà publiés, l'élu estime que ce chantier coutera au bas mot plus de 600 millions d'euros au final. Le budget initial était de 170 millions. Un nouveau rapport est commandé l'été dernier. Il est resté confidentiel mais voilà que vendredi, le ministère des Finances qui pilote tout cela annonce la suspension du chantier. "Le projet de système central est abandonné" dit un délégué syndical. D'après la CGT, plus de 500 millions ont été dépensés. Il avait été lancé en 2007, dans le cadre de la Révision générale des Politiques Publiques. Le gouvernement se donnait alors dix ans pour réussir et avait confié pour 88 millions d'euros ce chantier à un consortium privé. Le défi était colossal : réussir à intégrer dans un même programme les 1850 régimes de primes différents qui coexistent dans la fonction publique. 500 personnes, 200 fonctionnaires et 300 salariés privés sont chargé de s'atteler à la tâche mais rien ne va. En 2012, les premiers échos de dysfonctionnement commencent à filtrer raconte L'Humanité. Le plan prend du retard et il faut remettre de l'argent au pot. Neuf millions. Quand cette même année, le pouvoir change de mains, un rapport est rédigé par la député socialiste Karine Berger. Rapport dans lequel elle déplore n'avoir obtenu aucune information ni sur le coût ni sur le calendrier du projet. Reprenant des chiffres déjà publiés, l'élue estime que ce chantier coûtera au bas mot plus de 600 millions d'euros au final. Le budget initial était de 170 millions. Un nouveau rapport est commandé l'été dernier. Il reste confidentiel mais vendredi donc le ministère des Finances qui pilote tout cela annonce la suspension du chantier. D'après la CGT, plus de 500 millions ont été dépensés. 

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