Histoires d'info. Les beaux perdants. Richard Nixon, l’homme qui perdit deux fois, mais qui le prit mal la deuxième fois seulement

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Ils ont subi un ou des échecs et ils ont été célèbres. Thomas Snégaroff nous fait revivre les moments les plus épiques de leur vie. Vendredi 13 août, Richard Nixon perd l'élection présidentielle de 1960 face à John F.Kennedy.

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Radio France
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Débat télévisé entre Richard Nixon (à gauche) et John F.Kennedy (à droite), pour l'élection présidentielle des Etats-Unis, le 26 septembre 1960. (- / AFP)

Le perdant du jour aurait pu d’abord très mal le prendre. Nous sommes le lendemain du premier mardi de novembre 1960, c’est-à-dire le lendemain de l’élection présidentielle américaine. L’une des élections les plus serrées. Richard Nixon est battu par John F. Kennedy mais il accepte mal sa défaite. Cela aurait pu en être autrement quand on sait, et Nixon le sait bien, à quel point la victoire de Kennedy dans un État comme l’Illinois est soumise à précaution.

Des soupçons de fraude sont évoqués et des militants républicains sont ulcérés quand ils entendent leur champion reconnaître avec tant de docilité sa défaite. Mais qu’est-ce qui explique cela ? Il y a d’abord chez lui l’ambition présidentielle encore intacte d'apparaître comme un mauvais perdant. Il y a aussi le péril du temps, et son désir de ne pas affaiblir le président élu et donc son pays en ces temps de guerre froide.

Le bon perdant ne l’est pas éternellement

Changement de ton deux ans plus tard. Le naturel revient au galop. Novembre 1962, Nixon vient d’être battu par son adversaire démocrate pour le poste de gouverneur de Californie. À peine les résultats connus, il se présente alors devant les journalistes : "Depuis 16 ans, vous vous êtes bien amusés. Vous aviez la possibilité de m'attaquer et je pense que j'ai bien répliqué. Je vous laisse maintenant Messieurs et je vais vous dire à quel point je vais vous manquer car vous n'aurez plus Nixon sur qui taper désormais. Parce que Messieurs, c'est ma dernière conférence de presse."

Ce ne sera évidemment pas sa dernière conférence de presse, puisqu’il sera élu président des États-Unis en 1968 prouvant qu’on peut être mauvais perdant un jour et gagner le lendemain.

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