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Histoires d'info. Emmanuel Macron, sur la scène médiatique depuis 2012 (seulement)

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Aujourd'hui président de la République, Emmanuel Macron ne s'est fait connaître qu'il y a six ans, lorsqu'il est nommé secrétaire général adjoint de l'Élysée, durant le mandat de François Hollande. 

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Radio France
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Jacques Attali alors président de la Commission pour la libération de la croissance française (CLCF), aux côtés d'Emmanuel Macron le rapporteur adjoint du CLCF, au Sénat, le 10 septembre 2007. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Il y a dix ans, personne ne connaissait Emmanuel Macron. Celui qui allait devenir président de la République en mai 2017 n’a émergé que très récemment dans les médias français, et pour cause : qui allait s’intéresser à un énarque parmi tant d’autres ou à un banquier d’affaires de chez Rothschild ?
Il apparaît furtivement sur quelques images de journaux télévisés en juin 2007 lorsque la Commission Attali, mise en place par le nouveau président, Nicolas Sarkozy, travaille à des propositions pour "libérer la croissance."
Emmanuel Macron, jeune inspecteur des finances, est nommé rapporteur général adjoint. Mais s’il est sur les images des journaux télévisés, personne ne s’intéresse encore à ce jeune homme pressé.

"Emmanuel Macron, un ancien banquier de chez Rothschild"

Il faudra attendre 2012 et l’élection de François Hollande pour qu’Emmanuel Macron commence à exister politiquement et médiatiquement, lorsqu’il est nommé secrétaire général adjoint de l'Élysée. Au tout début de l’année 2013, François Hollande hésite sur la ligne politique à mener. Doit-il suivre la ligne Valls, sociale-libérale, ou la ligne Montebourg, l’homme de la démondialisation ? C'est dans ce combat idéologique qu'Emmanuel Macron se fait un nom mais aussi une image. Le 23 janvier 2013, Romain Gubert, journaliste au Point, s'exprimait à ce sujet sur France Inter : "La composition de son cabinet personnel en atteste : d'un côté Hollande s'appuie sur Aquilino Morelle qui, avant de conseiller Hollande, travaillait justement pour Arnaud Montebourg. À l'autre bout du couloir, à l'Élysée, là aussi, il a sous la main Emmanuel Macron, un ancien banquier de chez Rothschild, de gauche certes, mais pas tout à fait la même que celle que son voisin de chambrée à l'Elysée, celle qui connaît toutes les subtilités du CAC40 et de la vie financière."

Emmanuel Macron devait déjà composer, à cette époque, avec une image d'ancien banquier, lui qui défendait un choc de compétitivité et qui qualifiait un pays qui taxait les revenus à 75%, une promesse de campagne de François Hollande, de "Cuba sans le soleil." L'actuel président doit encore et toujours lutter contre cette image qui lui colle à la peau.

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