Elodie, 28 ans : "Dans nos campagnes, nous n'avons plus de médecins"

écouter (3min)

Tous les jours, Manon Mella donne la parole aux jeunes de 18-30 ans. Lundi 3 janvier, rencontre avec Elodie, enseignante et directrice d'une école de campagne dans la Sarthe.

Article rédigé par
Manon Mella - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Elodie, 28 ans, enseignante et directrice d'école dans un petit village sarthois. (MANON MELLA / FRANCEINFO)

Direction Villaines-sous-Lucé, un petit village sarthois de 700 habitants où vit Elodie, 28 ans, enseignante et directrice d’une école de campagne. Elle nous a accueillis dans sa maison, encore en travaux, située au bout d’un long chemin au milieu des champs. Ce jour-là, Elodie nous annonce que son médecin traitant, le dernier dans le coin, vient de prendre sa retraite. Lutter contre les déserts médicaux : voilà en partie ce sur quoi elle attend les candidats à l’élection présidentielle

"Mon médecin part à la retraite aujourd'hui. On n'a plus de dentistes, c'est très compliqué. Ça fait peur."

Elodie, 28 ans

à franceinfo

D'après l'antenne sarthoise de l'Association de citoyens contre les déserts médicaux (ACCDM), la Sarthe est le quatrième département le plus défavorisé avec six médecins pour 10 000 habitants. Cette situation inquiète la jeune enseignante et directrice d'école qui attend son deuxième enfant. "On se demande comment on va faire pour se soigner. Si on a une angine, on va être tentés de s'auto-médiquer ou d'attendre et ça va empirer. Au niveau politique, c'est un point très important pour moi. La pénurie de médecins et l'accès à l'emploi sont deux choses difficiles à la campagne".

Autre campagne, celle présidentielle : "Pour l'instant, je trouve ça flou car il y a beaucoup de personnes qui se portent candidates mais on ne connait pas trop leurs projets. Je n'arrive pas à voir."

"On attend d'un président qu'il nous représente et sans casseroles."

Elodie, 28 ans

à franceinfo

En tant qu'enseignante et directrice d'école, Élodie voudrait davantage entendre parler d'éducation. Si elle ne préfère pas dire pour qui elle va voter en 2022 car "c'est quelque chose de personnel", elle dit être sensible à l'écologie, à la santé, au pouvoir d'achat et à la sécurité. Si elle était présidente, Elodie investirait dans les écoles et les hôpitaux. "Il faut aussi mettre un coup d'accélérateur maintenant sur l'écologie", conclut-elle.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.